Coronavirus : "On ne peut pas porter les pertes de l'ensemble des entreprises touchées", alerte la présidente de la Fédération française de l'assurance

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Florence Lustman défend la mise en place d'un système de couverture des "grands risques sanitaires" s'inspirant de ce qui est fait pour les catastrophes naturelles.

"On ne peut pas porter les pertes d'exploitation de l'ensemble des entreprises touchées" par la crise du coronavirus, alerte Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l'assurance, invitée éco de franceinfo jeudi 2 avril. "C'est un peu comme si toutes les voitures avaient un accident en même temps, précise-t-elle. Notre surface financière ne nous permet pas d'indemniser ce qui pourrait représenter des dizaines de milliards d'euros si l'on voulait couvrir les pertes d'exploitation occasionnées par la crise actuelle. Et ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les autorités européennes".

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Une couverture grand risque sanitaire

Florence Lustman reconnaît ainsi les limites au métier d'assureur face à une crise mondiale comme la pandémie de Covid-19. "Les assureurs ne peuvent pas se substituer à l'État. On le dit en France et on le dit dans le monde entier. Nous sommes dans une situation spécifique."

La présidente de la Fédération française de l'assurance appelle à une refonte du système d'assurances, qui doit, selon elle, s'adapter à la crise en cours : "Pour les catastrophes naturelles, on a imaginé un régime spécifique avec un premier étage qui est assuré par les assureurs et une garantie de l'Etat au-dessus." Florence Lustman estime "qu'il faut faire la même chose ou s'inspirer de ce système pour faire un système de couverture à l'avenir des grands risques sanitaires, tels que celui qu'on est en train de vivre".

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