Coronavirus : "On a énormément de patients qui souffrent de la résurgence de leurs symptômes", indique le chef d'un service de rééducation francilien

Une malade du coronavirus prise en charge par le centre de réhabilitation Emile Miller de l\'hôpital de Mulhouse.
Une malade du coronavirus prise en charge par le centre de réhabilitation Emile Miller de l'hôpital de Mulhouse. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Nicolas Barizien, le chef du service de rééducation fonctionnelle à l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), a créé une consultation qui fait face à "énormément de demandes".

"On a énormément de patients qui souffrent de la résurgence de leurs symptômes", a indiqué le docteur Nicolas Barizien, chef du service de rééducation fonctionnelle à l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), jeudi 23 juillet sur franceinfo, évoquant les anciens malades du coronavirus. "Ce sont des symptômes qui ne sont pas graves, mais dont il faut s'occuper rapidement pour qu'ils ne deviennent pas chroniques".

Des milliers de Covid "modérés" avec des séquelles potentielles

Le médecin a créé une consultation "Réhab-Covid" et a "énormément de demandes""Notre planning est plein pour les mois à venir, parce qu'on a énormément de patients qui souffrent de la résurgence de leurs symptômes, l’essoufflement, le mal de tête, la sensation de vertige, oppression thoracique et beaucoup de fatigue, décrit le docteur Barizien.

"La proportion de patients concernés est difficile à évaluer parce que ceux qu'on suit depuis le début sont ceux qui ont été hospitalisés, ceux-là sont pris en charge. Mais les gens qui ont fait un Covid relativement modéré, on les connaît pas suffisamment. On les estime quand même entre 15 et 20 000", a indiqué Nicolas Barizien.

De l'activité physique pour repérer des symptômes

Comment se met en place le suivi ? "La première chose qu'on fait c'est de vérifier qu'ils ne font pas une rechute ou qu'ils n'ont pas de cicatrice pulmonaire de leur Covid et la plupart du temps ils vont bien, affirme le chef du service de rééducation fonctionnelle à l'hôpital Foch de Suresnes. Nous, on fait un bilan sur la question de savoir si faire une activité physique déclenche les symptômes et dans quelles circonstances."

Selon Nicolas Barizien, les patients "sont vite rassurés" mais supportent difficilement le fait de ne pas savoir "quand ils vont s'en sortir, parce que ça dure".

On a l'impression que ce sont des symptômes qui ne sont pas graves, mais il faut s'en occuper rapidement pour qu'ils ne deviennent pas chroniques.Le docteur, Nicolas Barizien, chef du service de rééducation fonctionnelle à l'hôpital Foch de Suresnesà franceinfo

La machine est déréglée, c'est pour cela que c'est beaucoup de rééducation, respiratoire et musculaire pour re-régler l'ensemble des fonctions cardio."

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