Coronavirus : les victimes collatérales de la pandémie

FRANCE 2

Face à la dégradation de la situation dans les hôpitaux, des soins pour des pathologies graves sont arrêtés. Aux malades du Covid s'ajoutent des victimes collatérales en quantité.

Les soignants le redoutaient, c'est en train d'arriver : des opérations sont déprogrammées pour faire de la place en réanimation à des patients qui souffrent du Covid. Un hôpital de Nîmes (Gard) doit aider le CHU d'Avignon (Vaucluse), et la consigne est clair : il faut vider les blocs opératoires et libérer des lits pour les patients Covid. "On a deux chambres de réanimation qu'on a libérées aujourd'hui pour accueillir deux patients du CHU", explique le docteur Toufic Finge.

Deux tiers des interventions reportées à l'hôpital Cochin

Pour soigner les malades, il faut du personnel. "On mobilise le personnel des salles de réveil de bloc opératoire qui vont pouvoir venir prêter main forte à la réanimation", explique le docteur Toufic Finge. À Paris, à l'hôpital Cochin, les deux tiers des interventions ont été reportées, y compris pour des pathologies lourdes. Le docteur Mickaël Peyomaure tire la sonnette d'alarme : "On a déjà mis en suspens certains cancers dits non-urgents, mais ils peuvent progresser et devenir urgents".

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