Coronavirus : les pays dirigés par des populistes ont mal géré la crise, d'après des chercheurs

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Alors que la pandémie continue sa route, certains experts de la politique s’intéressent à la manière dont les pays ont géré la crise, et avec quelles conséquences. Et on peut trouver quelques points communs intéressants.

L’analyse politique internationale n’est pas une science exacte. Mais des chercheurs de l’Université de Harvard ont commencé à travailler sur le rapport entre la nature des dirigeants et le nombre de morts du coronavirus.

Quel est le point commun en Valdimir Poutine, Jair Bolsonaro, Donald Trump et Boris Johnson ? Ils sont tous les quatre populistes, incarnant une politique plutôt de droite. Ensuite, ce sont des hommes. Et ils sont, d’après ces éléments cités par le New York Times, des dirigeants qui croient en leur force, et en leur intuition avant tout. Leur principal point commun, c’est la méfiance, voire le mépris pour les chercheurs et les intellectuels. Et l’autre point commun c’est le nombre très élevé de morts et de contaminations par le coronavirus dans leurs pays. 

La même culture politique : celle de l'homme fort

Ils sont différents et leurs pays le sont encore plus. Ce qui est commun, c’est leur refus de croire à la pandémie :  Trump a annoncé que le virus partirait "par miracle", Bolsonaro a limogé son ministre de la Santé qui demandait des mesures de confinement, Vladimir Poutine a continué à serrer des mains dans les hôpitaux, et Boris Johnson encourageait les Britanniques à maintenir leur vie sociale, jusqu’à ce qu’il tombe malade… Ces semaines de déni et de défi face à la science ont coûté cher à leurs pays. Par que ce sont des dirigeants très écoutés, au moins par une partie de leur population. Et parce que les médecins ont, du coup, eu de grandes difficultés à se faire entendre. Ce n’est pas une question de confinement ou pas, ni de choix stratégique entre économie d’un côté et santé de l’autre, mais une culture politique : celle de l’homme fort, au-dessus des peurs et des virus.  

Des analyses à prendre avec beaucoup de prudence 

Ce n’est pas avant des années que nous pourrons étudier précisément la manière dont les décisions politiques ont influé sur le cours de la pandémie. Mais il y a une chose encore plus intéressante, à ce stade. Les trois pays exemplaires dans la gestion de la crise sanitaire, dans la transparence dans la communication des chiffres, et dans l’absence de leçons données aux autres sont l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande et Taïwan. Or ces trois pays exemplaires sont dirigés par des femmes.

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