Coronavirus : les laboratoires de ville, vétérinaires ou encore de police et de gendarmerie, seront autorisés à tester des malades dès lundi

Le personnel d\'un laboratoire médical de Nice (Alpes-Maritimes) effectue des prélèvements sur des personnes qui présentent des symptômes du coronavirus, le 26 mars 2020. 
Le personnel d'un laboratoire médical de Nice (Alpes-Maritimes) effectue des prélèvements sur des personnes qui présentent des symptômes du coronavirus, le 26 mars 2020.  (VALERY HACHE / AFP)

Cette décision, annoncé sur Twitter par le ministre de la Santé, Olivier Véran, doit permettre de réaliser davantage de tests de dépistage. 

Objectif : augmenter le nombre de tests réalisés en France. A partir de lundi, les laboratoires de ville, entre autres, seront autorisés à pratiquer les tests de dépistage du Covid-19, a indiqué  Olivier Véran, dans un message publié sur twitter. Le ministre de la santé annonce que les "laboratoires hospitaliers, de ville, départementaux, vétérinaires, de recherche, de gendarmerie, de police" pourront désormais être mobilisés.

"J'entends et salue ceux qui se portent volontaires pour participer à l'effort national de tests", poursuit Olivier Véran. Les autorisations doivent être données "ce week-end".

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Cette annonce intervient alors que les laboratoires eux-mêmes indiquaient pouvoir se mobiliser. Ainsi, vendredi, le président du syndicat national des biologistes, François Blanchecotte, expliquait à franceinfo qu'organiser des dépistages était "quasiment la seule" méthode pour sortir les Français du confinement. "ll faut préparer les Français, à ce qu'on sache s'ils ont contracté le virus ou pas, qu'ils aient eu des symptômes ou pas", expliquait le scientifique pour qui le réseau de quelque 4 000 laboratoires en France "peut nous permettre de dépister les Français en grand nombre".

Un grand nombre de dépistages est également l'une des raisons mises en avant pour expliquer le faible nombre de décès liés au Covid-19 survenus en Allemagne.

Deux médicaments vétérinaires authorisés en réanimation humaine

L'Ordre national des vétérinaires avait par ailleurs demandé à pouvoir mener ces tests de dépistage : "le secteur vétérinaire a quand même une grande habitude de gérer des maladies épidémiques", déclarait sur franceinfo Jacques Guérin, le président du conseil national de l’Ordre des vétérinaires, mardi dernier.

Vendredi, deux médicaments à base de propofol à usage vétérinaire ont été autorisés à usage humain, pour la réanimation, par l'Agence française du médicament. Le propofol est utilisé pour endormir profondément les patients intubés sous respirateur pour supporter la respiration artificielle. Le propofol vétérinaire est utilisé "en complément" du propofol à usage humain, dont l'usage a explosé, explique l'agence sanitaire. 

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