Coronavirus : les jeunes sont-ils vraiment moins menacés ?

France 2

Alors qu’on pensait que seules les personnes fragiles étaient menacées, le décès de Julie, 16 ans, interroge. Le Pr Robert Cohen, pédiatre infectiologue à l’hôpital de Créteil (Val-de-Marne), donne quelques précisions.

Julie, 16 ans, est décédée du Covid-19 dans la nuit de mardi 24 au mercredi 25 mars. Il s’agit de la première victime mineure de l’épidémie en France. Un décès qui rappelle que les jeunes ne sont pas épargnés par les cas graves de Covid-19, même si c’est rare. "En Chine ou en Italie, il y a eu quelques cas de passages en réanimation et quelques décès mais vraiment très peu nombreux. On savait que cela existait. Ce drame est d’une tristesse absolue, mais on savait que c’était possible", explique le Pr Robert Cohen, pédiatre infectiologue à l’hôpital de Créteil (Val-de-Marne).

Un test qui peut être négatif à un stade grave

Il rappelle tout de même que le risque est très inférieur à celui des adultes, et encore bien inférieur à celui des sujets âgés. Mais alors, des signes doivent-ils alerter les parents ? "Au début de la maladie, cette jeune fille avait une infection respiratoire tout à fait banale. Et vers le septième ou huitième jour de la maladie, il s’est produit une aggravation brutale. C’est cette atteinte pulmonaire qui fait que la maladie devient beaucoup plus grave. À ce stade-là de la maladie, le test peut être négatif et il faut le répéter", souligne le Pr Robert Cohen.

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