Coronavirus : "Les frontières françaises ne font toujours pas l'objet de contrôles sérieux", déplore Marine Le Pen qui réclame un test avant un voyage en France

FRANCE INTER / RADIOFRANCE

Invitée sur France Inter, la présidente du Rassemblement national a aussi appelé les Français à "respecter" les consignes sur le port du masque.

"Je note que les frontières françaises, qui n'ont jamais été fermées, ne font toujours pas l'objet de contrôles sérieux comme les frontières d'autres pays en Europe", a déploré Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), mercredi 9 septembre sur France Inter, à propos de l'épidémie de coronavirus.

"Cela fait très longtemps que j'en parle et que je vois que rien n'est réglé dans ce domaine" alors qu'"on est manifestement dans une circulation du virus qui n'est pas terminée et même qui est peut-être en reprise", a-t-elle souligné.

"Il n'y a pas d'exigence de tests, il y a des questionnaires qui ne sont remis à personne et parfois qui partent à la poubelle", a poursuivi Marine Le Pen, qui "demande à ce que dans les 72 heures qui précèdent un voyage en France, il y ait un test qui soit effectué". La présidente du RN réclame également qu'"il y ait des prises de température" systématiques "à la sortie des avions".

"Pas d'inconvénient" au racourcissement de la quatorzaine

Interrogée sur l'obligation de porter le masque dans de nombreuses villes, à l'école ou en entreprise, Marine Le Pen a estimé "qu'en l'absence d'autres mesures, en l'absence de vaccin, le port du masque est un des seuls éléments qui permettent d'éviter une aggravation et une augmentation de la contamination". "Je pense qu'il faut respecter ces consignes", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que "le gouvernement" a "perdu" trop de temps : "Il a toujours un temps de retard sur les erreurs qui ont été commises dès le début de la crise sanitaire : l'absence totale de masques, l'absence totale de tests."

Sur la question du raccourcissement à sept jours de la durée d'isolement des personnes testées positives, Marine Le Pen a affirmé qu'elle ne voyait "pas d'inconvénient à ce qu'on adapte ces règles aux nouvelles connaissances médicales". "Ça me paraît aller plutôt dans le bon sens", a-t-elle assuré.

En revanche, la présidente du RN a déclaré qu'elle n'avait pas téléchargé l'application StopCovid : "Très objectivement, je n'ai pas une certitude sur la manière dont sont traitées les données et sur la confidentialité de ces données et dans l'utilisation qui pourrait en être faite."

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