Coronavirus : les centres antipoison recensent de nombreux accidents dû notamment à des nettoyants, désinfectants ou au gel hydroalcoolique

Pour les solutions hydroalcooliques, la plupart des accidents concernent des enfants, qui ne doivent pas avoir accès seuls à ces produits rappelle l\'Anses.
Pour les solutions hydroalcooliques, la plupart des accidents concernent des enfants, qui ne doivent pas avoir accès seuls à ces produits rappelle l'Anses. (ANNAÏG HAUTE / FRANCE-BLEU BREIZH IZEL)

"Les huiles essentielles ne constituent pas un moyen de lutte contre le coronavirus", rappelle l'Agence nationale de sécurité sanitaire, qui rapporte des cas d'ingestion pour "renforcer les défenses naturelles".

Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, les centres antipoison recensent de nombreux accidents et intoxications, alerte jeudi 02 avril l'Anses, l'Agence nationale de sécurité sanitaire, qui délivre sur son site internet quelques recommandations. Entre le 1er et le 24 mars, 337 appels liés au Covid-19 ont été passés aux centres antipoison français. Plusieurs situations à risque ont été identifiées : l'usage de nettoyants et de désinfectants, les solutions hydroalcooliques, les huiles essentielles et les anti-inflammatoires.

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Protéger les enfants

L'Anses invite à respecter les conditions d'usage des nettoyants et des désinfectants, à ne pas mélanger les produits entre eux (eau de javel et détartrant par exemple), à ne pas nettoyer les produits alimentaires ou le corps avec, et à tenir hors de portée des enfants.

Pour les solutions hydroalcooliques, la plupart des accidents concernent des enfants, qui ne doivent pas avoir accès seuls à ces produits. Pour les produits faits à la maison, l'Anses invite à "respecter rigoureusement les consignes officielles de fabrication (site de l’OMS) et tenir les produits issus de cette fabrication hors de portée des enfants."

Le danger des huiles essentielles

"Les huiles essentielles ne constituent pas un moyen de lutte contre le coronavirus", rappelle l'Agence nationale de sécurité sanitaire, qui rapporte des cas d'ingestion pour "renforcer les défenses naturelles", d'usages dans un espace clos par des personnes asthmatiques, ou encore pour nettoyer un masque chirurgical. "Il est important de respecter les conditions d’utilisations de ces huiles", poursuit l'Anses, qui invite, en cas de doute, à demander conseil aux pharmaciens.

Depuis que le gouvernement a alerté sur la possible aggravation des symptômes du coronavirus lors de la prise d'anti-inflammatoires, les centres antipoisons reçoivent également des appels de demandes d'information. Pour l'Anses, il ne faut pas "arrêter un traitement anti-inflammatoire prescrit pour une affection chronique et prendre conseil auprès de son médecin traitant. L’arrêt brutal du traitement anti-inflammatoire peut entraîner une recrudescence des symptômes de l’affection chronique." En dehors d'une prescription ou d'un traitement chronique, l'Agence invite à "privilégier la prise de paracétamol en cas de fièvre, comme recommandé par le ministère de la santé".

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