Coronavirus : le traçage des données mobiles est "utile et possible", mais il faut "des garanties sanitaires et en termes de droit", selon Sébastien Chenu

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Le député du Nord et porte-parole du Rassemblement national pose deux conditions pour la mise en place du tracking : "garantir la confidentialité des données, le droit aux Français" et "une vaste politique de tests et de masques."

Le traçage des données mobiles proposé par le gouvernement pour accompagner le déconfinement est "utile et possible", a affirmé, mardi 21 avril sur franceinfo, le député RN du Nord Sébastien Chenu et porte-parole du parti. Sous la pression des oppositions, le gouvernement a décidé que les débats à l'Assemblée nationale sur le "tracking" et le déconfinement progressif seraient suivis du vote des députés.

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Le Rassemblement national "n'est pas complètement hostile" au traçage des données mobiles, "à partir du moment où il y a des garanties. Or, ces garanties sanitaires et en termes de droit aujourd'hui, elles ne sont pas remplies", explique Sébastien Chenu. "Nous avons indiqué que le tracking ne semblait être utile et possible, que s'il répondait à deux possibilités. La première, c'est de garantir la confidentialité des données, le droit aux Français. La deuxième, c'est qu'il soit couplé avec une vaste politique de tests et de masques", détaille le porte-parole du Rassemblement national.

"Ce vote, nous l'avons réclamé"

Ces questions, les députés RN entendent les poser au gouvernement lors du débat prévu le 28 avril. Sébastien Chenu se dit satisfait qu'il puisse y avoir un vote sur le tracking et sur le déconfinement progressif, car "l'état d'urgence sanitaire n'arrête pas le fonctionnement démocratique du pays". Pour le député du Nord, "c'est révélateur de l'état d'esprit de ce gouvernement que d'avoir résisté finalement à l'idée d'un vote. Ce vote, nous l'avons réclamé. Toutes les oppositions l'ont réclamé, affirme Sébastien Chenu. Sinon, le gouvernement était prêt à passer en douce, c'est-à-dire à ne pas rendre compte devant le Parlement. Or, le but de ce vote est bien de rendre compte devant le Parlement, d'avoir un débat qui se termine par un vote sur les orientations que souhaite prendre ce gouvernement. C'est vrai que ce gouvernement a une difficulté à répondre aux questions".

Sébastien Chenu est revenu par ailleurs sur les pistes évoquées mardi 21 avril par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer pour un retour des élèves en classe à compter du 11 mai. "Jean-Michel Blanquer fait probablement de son mieux", estime le député RN du nord, mais selon lui "c'est très flou". Pour Sébastien Chenu, la date de reprise des cours a été "imposée" au ministre de l'Education. "Le président de la République lui a imposé cette date un peu au doigt mouillé, mais il reste beaucoup de questions qui font que nous avons des réserves."

"Tout ça reste flou"

L'élu d'extrême droite pointe plusieurs questions en suspens. "Est-ce que c'est un ordre qui est donné ? Ou est-ce que ce sera au choix des municipalités en ce qui concerne les écoles ? Qui sera responsable en cas de problème si un enfant venait à être infecté ? Est-ce que les masques seront obligatoires ? Auprès de qui ? Les personnels les auront-ils ? Les enfants les auront-ils ? Il y a le problème de la restauration scolaire."

Le porte-parole du RN martèle : "Vous le voyez, il y a beaucoup de problèmes qui font que tout ça reste flou." Pour Sébastien Chenu, "à chaque fois qu'il y a une étape dans cette terrible pandémie que doit gérer le gouvernement, c'est un fiasco".

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