Coronavirus : le tourisme en Corse craint pour sa survie

Les vacances d'été demeurent dans un flou le plus total. Les séjours seront sûrement limités aux régions françaises. Mais quel sera le sort de la Corse ? L'Île de Beauté est une des destinations préférées des Français et le tourisme est son principal moteur économique.

Des kilomètres de plages paradisiaques désertés. En Corse depuis plusieurs mois, la carte postale s'est figée. Sur le port de Saint-Florent, tous les bateaux sont à quai pour une durée indéterminée. À cette période de l'année, normalement, Jacques Croce organise des croisières à bord de son bateau mais aujourd'hui il ne peut rien faire et explique : "Professionnellement, je suis mort. Il va falloir arrêter cette activité qui fonctionnait, qui démarrait d'une manière exponentielle. Là, je suis mort."

La Corse, région française la plus dépendante du tourisme

Hôtels, campings et restaurants ont tous baissé le rideau. Une hôtelière en chômage partiel ne se déplace plus que pour enregistrer les annulations. Les clés de ses trente chambres n'ont pas quitté le tableau depuis plus d'un mois. Pour elle, cet arrêt forcé de l'activité représente 250 000 euros de chiffre d'affaires annulé. C'est un choc pour la Corse qui est la région française la plus dépendante du tourisme.

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