Coronavirus : le Royaume-Uni accuse des hackers russes de vouloir faire main basse sur des recherches pour un vaccin

Des recherches pour un vaccin contre la Covid-19 sont menées au laboratoire de l\'Oxford Vaccine Group à l\'hôpital Churchill à Oxford, à l\'ouest de Londres, le 24 juin 2020.
Des recherches pour un vaccin contre la Covid-19 sont menées au laboratoire de l'Oxford Vaccine Group à l'hôpital Churchill à Oxford, à l'ouest de Londres, le 24 juin 2020. (STEVE PARSONS / AFP)

Cette accusation a été vivement démentie par le Kremlin.

Rien ne va plus entre Londres et Moscou. Le Royaume-Uni a accusé, jeudi 16 juillet, les services de renseignement russes d'être derrière des attaques menées par des hackers pour s'emparer de recherches concernant un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Selon l'organisme gouvernemental britannique chargé de la cybersécurité, un groupe de hackers russes s'en est pris à des organisations britanniques, canadiennes et américaines pour voler leurs recherches dans la mise au point d'un vaccin contre le SARS-CoV2. "Le groupe menaçant connu sous le nom d'APT29" ou encore des "Ducs" ou de "Cozy Bear", "opère presque certainement dans le cadre des services de renseignement russes", a affirmé dans un communiqué le National Cyber Security Centre (NCSC), ajoutant que ses homologues américains et canadiens étaient parvenus à la même conclusion.

Déjà des soupçons d'interférences russes dans les élections britanniques

Jugeant "totalement inacceptable que les services de renseignement russes ciblent ceux qui travaillent à la lutte contre la pandémie de coronavirus", le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab a averti que ceux qui mènent de telles attaques devront tôt ou tard "rendre des comptes". "Alors que certains courent imprudemment après leurs intérêts égoïstes, le Royaume-Uni et ses alliés poursuivent leur dur labeur pour trouver un vaccin et de protéger la santé mondiale", s'est-il indigné dans un communiqué.

"Nous rejetons ces accusations tout comme les nouvelles allégations sans fondement sur une ingérence dans les élections de 2019", a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe, cité par l'agence de presse d'Etat Tass.

Cette accusation survient dans un ciel sombre entre les deux pays, où plane déjà l'ombre de soupçons d'interférences russes dans les campagnes des législatives britanniques de décembre dernier - qui ont vu triompher les conservateurs du Premier ministre Boris Johnson - et du référendum de 2016 qui a abouti au Brexit.

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