Coronavirus : le président d'ArcelorMittal France demande un plan d'urgence européen pour l'acier

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Concernant des éventuelles suppressions d'emplois, Philippe Darmayan, également président de l'UIMM, souhaite "préserver les compétences".

"Nous sommes dans une situation d'urgence", a dit Philippe Darmayan, président d'ArcelorMittal France et président de l'UIMM (fédération de la métallurgie), lundi 1er juin sur franceinfo, alors que le secteur de l'acier est très touché par la crise économique en conséquence de l'épidémie de coronavirus. "Le marché européen a baissé. Au deuxième trimestre, c'est à peu près - 70 % de volumes qui ont été échangés. Nous sommes à - 50 % au troisième trimestre. Nous ne sommes pas dans une situation de marché normal", a expliqué Philippe Darmayan.

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"En avril et en mai, les importations en provenance de Turquie et de Russie ont plus que doublé, à un moment où nous avons été obligés d'arrêter nos usines parce que le secteur de l'automobile et de la construction se sont arrêtés, poursuit le patron d'ArcelorMittal France. Toute reprise est empêchée par le fait que les producteurs étrangers qui n'ont pas été arrêtés, n'ont que l'Europe comme marché de débouchés."

Pas de suppressions de postes pour le moment

Selon Philippe Darmayan les importation "doivent être limitées". "Nous avons besoin d'un bouclier pour nous permettre de redémarrer", ajoute le président de l'UIMM qui appelle l'Europe à agir pour protéger le secteur de la métallurgie. "Nous demandons une protection à l'Union européenne, c'est-à-dire à la Commission et aux États membres. Il y a un plan de reprise sur l'automobile, il y en aura un sur l'aéronautique. Il y en a besoin d'un, urgent, sur l'acier. Chaque jour compte. C'est vraiment une situation d'urgence à laquelle nous sommes confrontés."

Concernant des éventuelles suppressions d'emplois, le président d'ArcelorMittal France déclare qu'il souhaite "préserver les compétences" : "Je ne dis pas qu'il n'y aura pas d'ajustement de personnels si la crise continue. Nous faisons tout aujourd'hui, pour éviter cela, mais nous devons réduire nos frais fixes en proportion des baisses d'activité."

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