Coronavirus : le patron d'Air France-KLM évoque un plan de départ volontaire

Des avions d\'Air France sur le tarmac de l\'aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy le 1er avril 2018.
Des avions d'Air France sur le tarmac de l'aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy le 1er avril 2018. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

La compagnie aérienne a obtenu une aide de 7 milliards d'euros de la part de la France. Le gouvernement néerlandais prévoit pour sa part de lui fournir une aide d'urgence de 2 à 4 milliards d'euros.

Pour sauver Air France-KLM, confrontée aux conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus, la France et les Pays-Bas ont promis des aides massives, avec une dizaine de milliards d'euros de prêts directs ou bancaires. Ce plan de sauvetage n'est pas sans contreparties : la compagnie doit poursuivre sa restructuration. Dans un entretien aux Echos, samedi 25 avril, le directeur général de la compagnie, Ben Smith, évoque l'hypothèse d'un plan de départ volontaire.

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Pas de retour à la normale avant au moins deux ans

"Certains personnels d'Air France sont probablement prêts à partir volontairement, si on leur donne la possibilité. La première étape consisterait donc à proposer des plans de départs volontaires", déclare Ben Smith au quotidien économique. Le patron d'Air France-KLM ajoute qu'il ne s'attend pas à un retour à la normale pour la compagnie avant au moins deux ans. Cela dépendra, estime-t-il, "de la réouverture des frontières, mais aussi du temps qu'il faudra à nos clients pour revenir dans les avions".

Les très gros porteurs d'Airbus A380 pourraient faire les frais de cette crise et quitter la flotte d'Air France-KLM plus tôt que prévu. "Concernant les A380, nous avions déjà pris la décision d'avancer leur sortie à 2022. Compte tenu de la situation, cela a-t-il du sens de les remettre en service d'ici là ? Nous prendrons la décision prochainement", indique Ben Smith.

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