Coronavirus : le groupe automobile PSA compte adopter le télétravail comme règle générale

Des clés appartenant à des véhicules du groupe PSA, le 18 décembre 2019, à Antalya (Turquie).
Des clés appartenant à des véhicules du groupe PSA, le 18 décembre 2019, à Antalya (Turquie). (MUSTAFA CIFTCI / ANADOLU AGENCY)

La présence sur site ne sera prochainement plus que "d'une journée à une journée et demie par semaine, en moyenne" pour les salariés dans le tertiaire, le commercial et la recherche-développement.

L'après-coronavirus a commencé chez PSA. Le groupe automobile a annoncé, mercredi 6 mai, sa volonté de faire du travail à distance la "référence" pour ses activités hors production. Une décision prise après "des mesures efficientes déjà engagées dans le contexte de la crise Covid-19", qui a vu le nombre de télétravailleurs au sein de l'entreprise passer de 18 000 à 38 000 (sur un total de 200 000 salariés dans le monde).

Concrètement, le constructeur précise dans un communiqué que la présence sur site ne sera plus que "d'une journée à une journée et demie par semaine, en moyenne" pour les salariés dans le tertiaire, le commercial et la recherche-développement.

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Dans un premier temps, peu de salariés en télétravail devraient revenir sur site à partir du 11 mai et de la levée progressive du confinement, a précisé à l'AFP Xavier Chéreau, directeur des ressources humaines du groupe. Après une phase de "coconstruction" avec les organisations syndicales en mai et juin, à travers notamment une enquête sur le télétravail, PSA vise une "mise en place à l'été pour l'ensemble des implantations dans le monde".

Potentiellement, 80 000 salariés concernés

"L'enjeu est d'avoir une complémentarité entre le travail à distance et le travail en présentielCela change le rapport au travail et au lieu de travail", souligne Xavier Chéreau, en précisant que "80 000 personnes" sont potentiellement concernées. Pour PSA, il s'agit de "redonner du temps utile aux collaborateurs", qui seront "moins soumis aux contraintes des transports en commun" et auront plus de liberté pour choisir leur lieu d'habitation, souligne le DRH.

Le groupe entend également réduire son empreinte carbone et immobilière. Qu'adviendra-t-il de ses sites ? "Il y aura à la fois des regroupements, des espaces de coworking développés et une amélioration des conditions de travail".

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