Coronavirus : "Le couvre-feu, une mesure quasiment indispensable", selon le Dr Annane

Djillali Annane, chef du service réanimation de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), est l'invité du 23h de franceinfo mercredi 14 octobre. Il insiste sur le fait que les services de réanimation sont sur le point d'arriver à saturation.

En Île-de-France, 40% lits dans les services de réanimation sont déjà occupés par des patients atteints de la Covid-19. Est-ce une source d'inquiétude ? "40% c'est une moyenne. Dans des services comme le mien, nous approchons les 70% de taux d'occupation, donc on arrive à un niveau de saturation, mais la situation est très différente de celle de mars et d'avril. Il nous avait été possible d'augmenter le nombre de lits de 5 000 à 8 000 en multipliant par trois les effectifs de soignants grâce à des renforts venus de régions où il n'y avait pas trop de virus. On sait aujourd'hui que dans cette deuxième vague, cette saison automnale et hivernale, nous n'aurons pas ces renforts. On est arrivés quasiment à la capacité maximale", met en avant le docteur Djillali Annane. Pour lui, le couvre-feu était une mesure "quasiment indispensable afin de freiner le virus".

Circulation active à l'école et dans les entreprises

"On sait de tout temps que les maladies infectieuses nécessitent un isolement. Cela veut dire réduire toutes les opportunités de rassemblement. Les principaux endroits où la circulation s'est accélérée sont les endroits de réunion familiale ou amicale, dans des cercles privés, dans les entreprises, et puis les lycées et universités. Donc il faut réussir à agir sur les lieux, conditions d'opportunités et de rassemblements, ainsi que de circulation du virus. Le couvre-feu va réduire drastiquement cela", explique le chef du service réanimation de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

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