Coronavirus : "La règle que nous devons nous fixer, c’est la capacité à s’adapter, à réagir" pour la loi de finances rectificative, affirme Yaël Braun-Pivet

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"Il faut donner tous les moyens à tous les acteurs d'agir pour protéger les Français, pour protéger notre économie", a réagi sur franceinfo la présidente LREM de la commission de lois à l'Assemblée nationale.

"La règle que nous devons nous fixer, c’est la capacité à s’adapter, à réagir, à changer le dispositif", estime jeudi 19 mars sur franceinfo la présidente LREM de la commission de lois, Yaël Braun-Pivet, concernant le projet de loi de finances rectificative. La situation étant évolutive, elle plaide pour une capacité à "améliorer" ou "muscler" le dispositif d’aide à cause du coronavirus.

franceinfo : Est-ce compliqué de légiférer alors que la situation est aussi évolutive ?

Yaël Braun-Pivet : C’est compliqué de prendre les bonnes décisions. À chaque instant, la situation est évolutive. Je pense que la règle que nous devons nous fixer, c'est la capacité à s'adapter, à réagir, à changer de dispositif, le muscler, l'améliorer, le modifier. Il ne faut pas considérer que ce que nous décidons aujourd'hui vaut nécessairement pour les mois à venir. Nous serons amenés à prendre évidemment des mesures rectificatives. Nous ne sommes pas devins. Nous n'avons pas de boule de cristal. Nous serons au rendez-vous, le gouvernement, la majorité et le Parlement dans son ensemble pour légiférer, s'il y a besoin de modifier les mesures que nous prenons aujourd'hui.

Qu’est-ce qu’il y a dans le projet de loi ?

Le projet fait référence à l'ensemble des habilitations que l'on donne au gouvernement à légiférer dans un certain nombre de domaines. Cela ne préjuge pas des décisions que le gouvernement prendra. Mais là, nous lui donnons la possibilité de prendre des décisions rapidement sur de très nombreux domaines, mais dans l'intérêt des Français, dans l'intérêt de notre économie. Ces ordonnances seront évidemment soumises au contrôle du Parlement. Je crois vraiment qu'aujourd'hui, il faut donner tous les moyens à tous les acteurs d'agir pour protéger les Français, pour protéger notre économie. C’est l'ambition des textes que nous examinons aujourd'hui et demain au Parlement.

Comment s'est passée la reprise du travail parlementaire ?

C’est un moment important parce qu’il montre que la vie démocratique dans notre pays continue, que nos institutions fonctionnent. Ce moment montre également que l'ensemble des responsables politiques et le gouvernement sont en capacité de travailler rapidement, de travailler ensemble et de travailler pour l'intérêt des Français. Je pense que dans ces moments difficiles que vivent nos compatriotes, ce sont des images qu’il est important de montrer et qui correspondent à une réalité. Un certain nombre de parlementaires, un certain nombre de collaborateurs et personnels de l'Assemblée ont été touchés, mais les mesures ont été prises. Quand il s'agit de se réunir physiquement, les lieux ont été désinfectés. Des mesures de restriction de présence de parlementaires ont été prises de telle sorte que nous puissions, au sein des commissions, respecter des distances de sécurité. Cette fameuse distanciation sociale, nous pourrons l'appliquer en commission et dans l'hémicycle, ce qui montre qu'en adaptant les conditions de travail, nous pourront travailler quasi normalement.

Concernant les élections municipales, est-ce que les conseils élus le resteront, est-ce qu’il y aura un deuxième tour en juin ?

Il faut vraiment rassurer les personnes qui ont été élues au premier tour. Leur élection ne sera pas remise en cause, elle est acquise, même si, effectivement, l'installation des conseillers municipaux va être retardée, mais retardée jusqu'au moment où ils vont pouvoir vraiment se réunir dans des conditions sanitaires acceptables. L'idée c’est de reporter cela à un rapport du conseil scientifique mi-mai qui va nous dire si est effectivement ou pas, sanitairement ils peuvent se tenir. Cela n'est clairement pas se tenir. Ce même conseil scientifique pourra nous dire mi-mai s’il est envisageable sérieusement d'organiser un deuxième tour fin juin. Je pense vraiment que l'essentiel, c'est d'avancer pas à pas en garantissant les conditions de sécurité sanitaire essentielles aux Français. Ces décisions-là me semblent très raisonnables et absolument nécessaires pour notre vie démocratique et pour la sécurité.

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