Coronavirus : la France retire ses troupes d'Irak en raison de la pandémie

Le général français Jean-Marc Vigilant et la ministre française des Armées Florence Parly s\'entretiennent avec des soldats français engagés dans l\'\"Opération Chammal\" en Irak, à Al-Qaim, le 9 février 2019. 
Le général français Jean-Marc Vigilant et la ministre française des Armées Florence Parly s'entretiennent avec des soldats français engagés dans l'"Opération Chammal" en Irak, à Al-Qaim, le 9 février 2019.  (DAPHNE BENOIT / AFP)

Frontalier de l'Iran où le virus a déjà tué près de 1 700 personnes, l'Irak a imposé dimanche à l'échelle nationale des mesures très strictes contre le nouveau coronavirus.

C'est une des conséquences collatérales du coronavirus. La France va retirer ses troupes d'Irak, où elles participaient à des missions de formation, a annoncé mercredi 25 mars l'état-major français, en raison "notamment" de la pandémie qui vient ainsi entraver une de ses opérations extérieures.

Frontalier de l'Iran où le virus a déjà tué près de 1 700 personnes, l'Irak a imposé dimanche à l'échelle nationale des mesures très strictes contre le nouveau coronavirus, faisant état de 20 décès et 233 cas confirmés de la maladie Covid-19.

Près de 200 militaires concernés

"En coordination avec le gouvernement irakien, la coalition (internationale anti-Etat islamique emmenée par Washington) a décidé d'ajuster son dispositif en Irak et de suspendre provisoirement ses activités de formation des forces de sécurité irakiennes, compte tenu notamment de la crise sanitaire", souligne l'état-major français dans un communiqué.

Ainsi, "la France a décidé de rapatrier jusqu'à nouvel ordre le personnel de l'opération Chammal (volet français de l'opération internationale Inherent Resolve) déployé en Irak", soit près de 200 militaires, engagés jusqu'ici dans la formation de l'armée irakienne ou travaillant au sein de l'état-major de la coalition à Bagdad.

A partir de ce jeudi, date du début du rapatriement, "il n'y a plus de troupes Chammal en Irak", a commenté le porte-parole de l'état-major français, le colonel Frédéric Barbry, en précisant que ce retrait était "a priori temporaire".

La France restera engagée contre le groupe "Etat islamique"

Ce retrait sonne comme un coup dur pour Paris, qui insiste depuis des mois sur l'importance de ne pas laisser se reconstituer en Syrie voisine et en Irak le groupe Etat islamique, commanditaire d'une série d'attentats sur le sol français depuis fin 2015.

"La France restera résolument engagée auprès de ses partenaires de la coalition pour assurer la défaite durable de Daech", promet mercredi l'état-major français, en évoquant le maintien de ses militaires dans les états-majors de la coalition internationale au Koweït et au Qatar, les déploiements maritimes français dans le canal de Syrie et la poursuite de ses missions d'appui aérien depuis ses bases régionales en Jordanie et au Qatar.

Vous êtes à nouveau en ligne