Coronavirus : la France "regrette" la quatorzaine au Royaume-Uni et se "tient prête à la réciprocité"

Un passenger arrive à la gare Saint-Pancras de Londres, terminus de l\'Eurostar qui relie la France au Royaume-Uni, le 6 mai 2020.
Un passenger arrive à la gare Saint-Pancras de Londres, terminus de l'Eurostar qui relie la France au Royaume-Uni, le 6 mai 2020. (ISABEL INFANTES / AFP)

Le Royaume-Uni a décidé d'imposer quatorze jours d'isolement pour les voyageurs arrivant sur son sol. Une décision regrettée par la France.

Nouvelle discorde sur les frontières entre pays européen en pleine épidémie de coronavirus. "Nous prenons note de la décision du gouvernement britannique et nous la regrettons", a réagi vendredi 22 mai auprès de l'AFP le ministère de l'Intérieur français alors que le Royaume-Uni a annoncé imposer une quatorzaine aux voyageurs arrivant de l'étranger. "La France se tient prête à mettre en place une mesure de réciprocité dès lors que le dispositif entrera effectivement en vigueur côté britannique", a-t-on ajouté place Beauvau.

"Les gens arrivant au Royaume-Uni devront se mettre en quarantaine" afin de "contenir" le taux de transmission de la maladie, a indiqué vendredi le ministre chargé de l'Irlande du Nord, Brandon Lewis. "Les visiteurs devront prendre des dispositions pour effectuer cette quarantaine durant 14 jours", a-t-il ajouté. Cette mesure, qui sera réexaminée "toutes les trois semaines" selon lui, doit accompagner le déconfinement progressif du pays à partir du 1er juin en cas de progrès dans la lutte contre le coronavirus.

La France et le Royaume-Uni sont notamment reliés par l'Eurostar qui passe par le tunnel sous la Manche. La France avait déjà annoncé le 14 mai qu'elle comptait appliquer aux voyageurs venant d'Espagne des mesures de quarantaine, par réciprocité à celles décidées par Madrid et visant toute personne venant de l'étranger. L'Elysée, qui avait fait cette annonce, n'avait pas donné de date précise, celle-ci faisant encore l'objet de négociations bilatérales. Mais ce type de restrictions n'est "pas le souhait" de la France, a souligné Paris.

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