Coronavirus : la France double son plan d'urgence, qui passe à 100 milliards d'euros, annoncent Bruno Le Maire et Gérald Darmanin

Le ministre de l\'Economie, Bruno Le Maire, et le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors d\'une conférence de presse, à Paris, le 18 mars 2020. 
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, et le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors d'une conférence de presse, à Paris, le 18 mars 2020.  (AFP)

Les deux ministres se sont exprimés dans "Les Echos" afin d'évoquer les grandes lignes du nouveau budget rectificatif qui sera dévoilé mercredi en Conseil des ministres.

Le gouvernement muscle son plan de soutien à l'économie. "Nous allons passer de 45 milliards d'euros à 100 milliards d'euros, en additionnant la totalité des mesures budgétaires et de trésorerie en faveur des entreprises," a déclaré le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans Les Echos, jeudi 9 avril.

Avec le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, il évoque dans le quotidien économique les grandes lignes du nouveau budget rectificatif qui sera dévoilé mercredi en Conseil des ministres.

Cette somme sera mobilisée dans le cadre du plan d'urgence pour faire face à la crise du coronavirus. A cela s'ajoute une augmentation des dépenses exceptionnelles pour la santé de 2 à 7 milliards d'euros pour cette année, ont indiqué les ministres. 

Plus forte récession depuis 1945

Le gouvernement prévoit désormais que le produit intérieur brut (PIB) français chute de 6% cette année, avec une explosion du déficit public à 7,6%. Cette nouvelle prévision sera intégrée au projet de loi de finances rectificative présenté la semaine prochaine en Conseil des ministres et examiné dans la foulée au Parlement.

"Il s'agit de la plus grande récession en France depuis 1945. Des inconnues demeurent et cette prévision peut encore évoluer, notamment s'agissant de la durée du confinement et des modalités de sortie", a indiqué Bruno Le Maire, qui table sur une reprise "progressive".

Chaque semaine de confinement pèse un peu plus sur l'activité des entreprises et alourdit d'autant la récession économique. Cet effondrement de 6% du PIB correspondrait ainsi à un confinement de deux mois, soit jusqu'à la mi-mai, selon les estimations de l'Insee.

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