VIDEO. Coronavirus : la crise économique "est peut-être un peu moins sévère que nous le redoutions au départ", indique le gouverneur de la Banque de France

FRANCEINTER / RADIOFRANCE

Les prévisions pour septembre ont déjà été atteintes, explique François Villeroy de Galhau qui en appelle à un "pacte de confiance avec les acteurs privés, c'est-à-dire avec les ménages et les entreprises", pour poursuivre cette reprise.

La crise économique liée au coronavirus "est peut-être un peu moins sévère que nous le redoutions au départ", a estimé jeudi 9 juillet sur France Inter François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. 

La perte d'activité a été enregistrée jusqu'à "moins 30% au cœur du confinement" avant "une remontée rapide". "Nous en sommes fin juin à moins 9%", des prévisions qu'on estimait atteindre en septembre, a-t-il annoncé.

Nous pourrions retrouver le niveau d'activités pré-choc, pré-Covid plutôt début 2022, alors que nous pensions à mi-2022.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France

à franceinfo

Par ailleurs, "nous aurons collectivement accumulé d'ici la fin de l'année 100 milliards d'euros d'épargne supplémentaires", souligne le gouverneur de la Banque de France. Il estime que cela représentera "entre 4 et 5 points de réserve de croissance". Pour que cette épargne "soit déversée vers la consommation, et donc vers la croissance et l'emploi", François Villeroy de Galhau juge que la priorité est la "garantie fiscale", à savoir "pas de hausse ni de baisse d'impôts". Il souhaite également qu'il y ait "une garantie sociale, c'est notre filet de protection sociale, qui est un atout aujourd'hui face à la crainte du chômage" ainsi qu'une "garantie formation" pour les jeunes qui arriveront sur le marché du travail.

L'État ne peut pas tout faire seul, il faut passer aujourd'hui du bouclier public à la confiance privée"

Le gouverneur de la Banque de France salue le rôle de l'État dans la gestion de la crise économique liée à la crise du coronavirus : "L'État, la Banque centrale ont fait beaucoup, mais aujourd'hui l'État ne peut pas tout faire et surtout ne doit pas faire seul". Pour François Villeroy de Galhau, si "les politiques publiques ont encore un rôle à jouer", "il faut passer aujourd'hui du bouclier public à la confiance privée". "Notre pays a besoin de mesures de relance ciblées, bien choisies, mais plus encore il a besoin d'un pacte de confiance avec les acteurs privés, c'est-à-dire avec les ménages et les entreprises, qui sont les premiers moteurs de la reprise", explique-t-il.

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