Coronavirus : la Convention citoyenne pour le climat appelle l'exécutif à "établir un nouveau modèle de société"

La Convention citoyenne pour le climat a été mise en place par le gouvernement après la crise des \"gilets jaunes\".
La Convention citoyenne pour le climat a été mise en place par le gouvernement après la crise des "gilets jaunes". (MAXPPP)

Les membres de l'instance ont transmis 50 propositions au gouvernement et demandent que "les financements mobilisés dans le cadre de la sortie de crise soient socialement acceptables, fléchés vers des solutions vertes".

La Convention citoyenne pour le climat a annoncé, vendredi 10 avril, avoir transmis 50 propositions à l'exécutif réclamant "un modèle économique et sociétal différent, plus humain et plus résilient", pour sortir de la crise provoquée par le coronavirus.

La crise sanitaire "n'est apparemment pas sans lien avec le dérèglement climatique et la dégradation de l'environnement", relèvent les 150 citoyens de cette instance mise en place par le gouvernement après la crise des "gilets jaunes". Ils demandent que "les financements mobilisés dans le cadre de la sortie de crise soient socialement acceptables, fléchés vers des solutions vertes" et que les investissements aillent à "des secteurs d'avenir respectueux du climat".

Il faut absolument éviter les écueils de la crise de 2008 dont la relance a donné lieu (...) à des investissements dans les énergies fossiles.Les membres de la Convention citoyenne pour le climat

Agés de 16 à 80 ans et venus de toute la France, ces citoyens tirés au sort appellent à établir un "nouveau modèle de société". Ils plaident pour "une régulation de la mondialisation en faveur du climat", accompagnée d'une "relocalisation des activités des secteurs stratégiques pour assurer notre sécurité alimentaire, sanitaire et énergétique", le tout en améliorant "notre santé et notre bien-être collectifs".

Des travaux perturbés par l'épidémie

Avant la crise sanitaire, en janvier, Emmanuel Macron avait promis que des "décisions fortes" seraient prises sur la base des propositions finales de la Convention pour lutter contre le réchauffement, dont certaines pourront être soumises à référendum. Mais la dernière session de l'instance, qui devait se tenir début avril, a été repoussée sine die.

Avant même la finalisation de ses travaux, la Convention "a choisi de partager avec le président de la République et le gouvernement une partie de ses travaux (environ un tiers) dans leur état actuel d’avancement, avec d'éventuels amendements ou réserves". Le détail de ces mesures n'a pas été révélé, "dans l'attente d'un rapport final et complet qui sera rendu public".

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