Coronavirus : "L'Île-de-France voit la vague s'approcher de très près", confirme Frédéric Valletoux

Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), le 6 novembre 2011 à Paris.
Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), le 6 novembre 2011 à Paris. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

Public et privé "travaillent main dans la main" pour faire face à cette crise, souligne le président de la Fédération hospitalière de France.

Un appel à la réquisition de personnels soignants pour faire face à l'épidémie de coronavirus et à une "reconnaissance", peut-être sous forme de primes, pour l'effort "surhumain" des personnels, a été lancé mercredi 25 mars sur franceinfo par Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). "Martin Hirsch a totalement raison. L'Île-de-France voit la vague s'approcher de très près", a réagi sur franceinfo Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF).

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"On est loin d'avoir atteint la saturation des capacités d'accueil en Île-de-France, mais on voit que c'est chaque jour plus dense et on ne sait pas quand le pic sera", déclare Frédéric Valletoux.

On ne sait pas quand il va y avoir une décrue mais on sait qu'on est plutôt dans une phase ascendante, il faut être lucide.Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de Franceà franceinfo

"L’AP-HP représente la moitié des capacités des hôpitaux franciliens, a précisé Frédéric Valleroux. Il y a aussi toute une partie d'hôpitaux dans la périphérie de Paris qui sont fortement mobilisés, pour certains d'entre eux plus que d'autres. Mais dans notre région, on encore des marges de manœuvre."

Pour le président de la FHF, "on a à peu près 10 000 respirateurs" dans les hôpitaux français. Et Frédéric Valletoux d’ajouter que secteurs public et privé "travaillent main dans la main dans cette crise. Les débats sur les statuts sont secondaires. Il y a un savoir-faire au service des Français".

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