Coronavirus : l'Europe devrait rouvrir ses frontières avec une quinzaine de pays le 1er juillet (mais pas avec les Etats-Unis)

Un Airbus 1380 à l\'aéroport Charles de Gaulle près de Paris, le 26 juin 2020.
Un Airbus 1380 à l'aéroport Charles de Gaulle près de Paris, le 26 juin 2020. (AFP / AIR FRANCE)

Les voyageurs venus d'Algérie, d'Australie, du Canada, de Géorgie, du Japon, du Monténégro, du Maroc, de Nouvelle-Zélande, du Rwanda, de Serbie, de Corée du Sud, de Thaïlande, de Tunisie et d'Uruguay seront autorisés à venir cet été.

L'Europe s'ouvre peu à peu. Les pays européens doivent se prononcer sur une proposition de liste d'une quinzaine d'Etats dont les voyageurs seront admis au 1er juillet, malgré la pandémie de coronavirus. Cette liste, établie vendredi 26 juin, exclut les Etats-Unis, mais inclut la Chine sous condition, indiquent des sources diplomatiques à l'AFP et au Monde. Les pays de l'Union européenne, qui devaient arrêter la liste samedi 27 juin ont demandé un délai de deux jours à la présidence croate.

La liste proposée contient quatorze pays (Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay) auxquels s'ajoute la Chine, sous condition de réciprocité, c'est-à-dire à condition qu'elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l'UE. Sont aussi admis les voyageurs d'Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin. Cette liste a été élaborée lors d'une réunion des ambassadeurs des pays de l'UE et de l'espace Schengen vendredi soir. 

Les pays les plus touchés sont exclus de cette liste

La liste ne comprend donc pas les Etats-Unis, pays le plus touché par la pandémie de coronavirus tant en nombre de morts que de cas, avec 124 732 décès pour 2,4 millions de cas. Pas plus que le Brésil ou la Russie. Elle devrait être révisée toutes les deux semaines, selon une source européenne.

Si le contrôle des frontières reste une compétence de chaque Etat, l'UE s'efforce de se coordonner le plus possible sur la question des voyageurs à autoriser sur son sol, en raison de la libre circulation qui reprend dans l'espace Schengen, avec la levée des restrictions décidées pour lutter contre le coronavirus.

Les voyages non essentiels vers l'UE sont interdits depuis la mi-mars. Cette mesure doit être levée progressivement à partir du 1er juillet, en privilégiant les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable ou meilleure à celle de l'Union européenne.

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