Coronavirus : l'allocution du président devra être "extrêmement claire" pour éviter un "déficit de confiance" des Français, avance Jean Rottner

Jean Rottner le président de la région Grand Est, le 3 février 2020 à Nancy.
Jean Rottner le président de la région Grand Est, le 3 février 2020 à Nancy. (CEDRIC JACQUOT / MAXPPP)

"Il y a eu trop d'hésitations", notamment sur les masques, pointe le président de la région Grand Est.

L'allocution du président Emmanuel Macron lundi 13 avril devra être "extrêmement claire et nette" car "quand le discours est simple et clair, les troupes suivent", déclare le président de la région Grand Est Jean Rottner vendredi 10 avril sur franceinfo. Il estime qu'il "y a eu trop d'hésitations, trop d'atermoiements" sur les masques et qu'il ne faut pas le reproduire pour que les Français aient confiance.

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"On ne peut pas avoir de déficit de confiance sur le tracking si le tracking est décidé, sur les tests sérologiques si les tests sérologiques sont décidés. On ne peut pas avoir de déficit de confiance sur ces sujets comme il y en a eu sur les masques", déclare Jean-Rottner.

Une nouvelle "ère"

"Il y a un message premier c'est le confinement, le confinement et le confinement. C'est important. Je crois que le chef de l'État doit poursuivre sur cette voie-là et montrer que les sujets comme les élections municipales, la relance, sont certes des sujets mais ne sont pas encore des sujets principaux dans le coeur des Français. Et que l'épidémie doit être combattue". Le président de la région Grand Est pense qu'on "rentre dans une ère différente des rapports humains et le masque en fait partie".

Nous allons devoir apprendre à vivre différemment avec un risque sanitaire latent, permanent. Jean Rottner le président de la région Grand Està franceinfo

"Il faut renforcer toutes les mesures de protection", insiste Jean Rottner qui "préconise" par conséquent le port du masque car "c'est une arme de réassurance pour les Français de se prémunir".

Interrogé sur la pénurie de masques et le manque d'anticipation de la crise sanitaire, Jean Rottner reconnaît que "ça a été une situation compliquée"."Nous manquions de masques, c'est clair", mais sans chercher à défendre personne, "on ne tire pas sur l'ambulance en ce moment", juge-t-il. "L'essentiel c'est que nous arrivions à trouver des solutions à une situation de crise", conclut Jean Rottner..

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