Coronavirus : « Il y a un mois de perdu dans la montée en puissance vers le dépistage », juge François Ruffin (LFI)

France 2

François Ruffin, député La France insoumise de la Somme, était l’invité des « 4 Vérités » de France 2, jeudi 9 avril.

Le confinement va être prolongé, a fait savoir l’Élysée, mercredi 8 avril. Est-ce normal ? "On ne va pas critiquer cette décision, mais il faut savoir que le confinement est un pis-aller. Ce que l’on fait c’est juste ce qui se pratiquait pour la peste au Moyen Âge : on enferme les gens chez eux. Le problème c’est que cela doit se conjuguer avec une chose : des tests, des tests, des tests. C’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui le disait. On a vu ce qui s’est passé en Corée du Sud et en Chine, cela a marché parce qu’il y avait des tests. L’Allemagne envisage en ce moment de faire 500 000 tests par jour et vient d’amorcer le début du déconfinement pour le 19 avril", explique François Ruffin, député La France insoumise de la Somme, et invité des "4 Vérités" de France 2, jeudi 9 avril.

Il faut "diriger l’économie"

Quel avis le député a-t-il sur les dépistages par des tests ? "Il y a un mois de perdu dans la montée en puissance vers le dépistage. Les laboratoires publics, on vient juste de décider de les mobiliser, là en tout début de semaine, on a perdu un mois, alors que ces laboratoires pouvaient faire entre 150 000 à 300 000 tests par semaine", assure François Ruffin.

Existe-t-il une lutte des classes dans la gestion de la crise sanitaire ? "Il y a besoin de diriger l’économie et l’économie n’est pas dirigée quand on donne quatre milliards d’euros pour les startups et que pendant ce temps-là, les hôpitaux font la manche via des cagnottes solidaires sur Leetchi pour pouvoir avoir de quoi s’acheter des respirateurs, ce n’est pas digne, on a l’impression d’être dans un pays sous-développé", conclut François Ruffin.

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