Coronavirus : "il y a tout lieu de craindre" des baisses des salaires, s'inquiète le secrétaire général de Force ouvrière

Le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, à Matignon le 19 décembre 2019.
Le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, à Matignon le 19 décembre 2019. (MARTIN BUREAU / AFP)

Yves Veyrier craint que les entreprises bénéficient d'"effets d'aubaine" avec la crise économique.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, a estimé lundi 1er juin sur RTL qu'"il y a[vait] tout lieu de craindre" des baisses des salaires dans les entreprises. La crise sanitaire liée au coronavirus risque selon lui de servir de "prétexte" à des employeurs. Des baisses du nombre de jours de RTT, la suppression du 13e mois ou des indemnités de transports, sont également à craindre, pour le syndicaliste. 

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"Les situations sont souvent des prétextes, des effets d'aubaine. Donc celle que nous connaissons aujourd'hui, la crise sanitaire" du coronavirus, "avec ses conséquences économiques évidemment, risque de conduire beaucoup d'entreprises à utiliser cette situation pour faire valoir la nécessité de réduire encore le coût du travail", s'est-il inquiété.

"Chantage à l'emploi"

"Il y aura besoin d'aider dans tel ou tel secteur", mais "il faut absolument qu'on conditionne les aides publiques, qu'on les évalue, qu'on les contrôle et qu'on les soumette à sanction lorsque les conditions ne sont pas respectées", a-t-il insisté.

Yves Veyrier a rappelé "des exemples passés, où on a contraint les salariés par le biais d'une forme de chantage à l'emploi à accepter des baisses de salaires, d'augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire, pour que des emplois soient malgré tout supprimés". Ces postes ont finalement été supprimés "dans des conditions plus favorables pour l'entreprise" que pour les salariés "puisque, dans ces cas-là, les plans sociaux sont évalués sur les salaires qui ont été baissés depuis plusieurs mois ou plusieurs années", a-t-il regretté.

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