Coronavirus : "Il faut trouver des solutions pour assouplir le confinement", avance Patrick Pelloux

Chaque jour, de nouveaux malades sont évacués des hôpitaux saturés, notamment par les rails en direction de la Bretagne. Patrick Pelloux, président des médecins urgentistes de France, est l'invité du 23h. Il était à bord d'un des trains dimanche 5 avril.

"L'opération a été organisée de main de maître, on a véhiculé les patients vers nos amis de Bretagne grâce à l'Agence régionale de Bretagne, et celle d’Île-de-France, de l'AP-HP et avec l'aide des associatifs comme les sauveteurs en mer, la Protection civile ou les pompiers. On les a véhiculés avec la sécurité optimale", explique Patrick Pelloux qui était à bord d'un train médical. Des signes positifs sont apparus ces dernières heures, est-ce trop tôt ? "C'est trop tôt. Je comprends que le pays en a besoin. En effet, les personnels soignants dans leur ensemble sont mobilisés pour éviter le maximum de morts possibles, y compris dans les EHPAD. Mais il fait beau, on sait que tout le monde a envie de sortir. On est en train de gagner la partie, probablement que la courbe est en train de s'infléchir, mais ce n'est pas dit qu'elle ne remonte pas comme ça et que ce soit une marche d'escalier", martèle Patrick Pelloux.

Faire preuve "d'intelligence"

"Il faut comprendre que le peuple en a assez du confinement, il faut trouver des solutions pou assouplir ce confinement, le permettre tout en respectant le fait qu'on a une nouvelle maladie qui est arrivée sur la planète", ajoute le président des médecins urgentistes. Comment faire alors ? "L'intelligence, faire confiance aux Françaises et Français : modifier l'hygiène, mettre des masques pour une durée indéterminée, etc.", met en avant Patrick Pelloux.

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