Coronavirus : Facebook va partager de nouvelles données avec des chercheurs

Le logo de l\'entreprise Facebook, le 2 avril 2020, à Ankaea, en Turquie.
Le logo de l'entreprise Facebook, le 2 avril 2020, à Ankaea, en Turquie. (MEHMET ALI OZCAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'objectif est d'aider les chercheurs à mieux comprendre l'épidémie et à lutter contre la propagation du Covid-19.

Facebook souhaite apporter sa contribution. L'entreprise a annoncé, lundi 6 avril, la publication de données agrégées inédites issues de sa base d'utilisateurs afin d'aider les chercheurs à mieux comprendre et à lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19.

Le premier des réseaux sociaux va également inviter ses utilisateurs américains à participer à un programme d'études d'une université californienne qui tente d'évaluer les symptômes du coronavirus grâce à un questionnaire auto-administré, pour identifier ensuite les régions les plus touchées, a-t-il expliqué dans un article de blog.

Protection des données

Facebook a assuré qu'il ne recevrait pas les données de santé partagées avec les chercheurs et que ceux-ci n'auraient pour chaque répondant qu'un "identifiant généré aléatoirement" et une donnée permettant de limiter les biais statistiques. Les données publiées par Facebook seront agrégées (à l'échelle de la ville ou du comté pour les Etats-Unis) et feront l'objet de "traitements supplémentaires pour dissimuler l'identité des personnes et réduire le risque que quiconque puisse être ré-identifié", a aussi expliqué la firme.

Mis à jour sur une base quotidienne, trois nouveaux types de cartes seront disponibles pour les partenaires du programme Facebook "Data for Good" ("des données pour faire le bien"), créé en 2017 pour fournir des informations utiles aux organisations humanitaires. En France, l'université PSL qui regroupe 11 établissements d'enseignement supérieur et partenaire de trois organismes de recherche (CNRS, Inria, Inserm) s'est notamment jointe au programme.

Trois types de cartes

Une première carte, sorte de réseau interconnecté à l'échelle d'un pays, "révèlera la probabilité qu'une personne dans une zone particulière rentre en contact avec une autre personne d'une autre zone. Elle aidera à identifier les zones dans lesquels des cas de Covid-19 sont susceptibles d'apparaître."

Une autre mesure permettra de quantifier et de visualiser les liens sociaux que les habitants d'une région entretiennent avec d'autres régions. Elle "peut aider les épidémiologistes à prévoir la propagation de la maladie, et à identifier les régions qui auront le plus besoin d'aide" mais également à étudier le rôle du lien social dans la résilience à cette pandémie, a expliqué Facebook.

Un troisième outil permettra de visualiser le respect du confinement à l'échelle régionale au fil du temps. Une capture d'écran diffusée par Facebook montre un ensemble de graphiques permettant de comparer la diminution des déplacements dans plusieurs Etats brésiliens. Les données proviennent des utilisateurs ayant laissé l'option "Historique des positions" activée dans leurs paramètres Facebook, a précisé Facebook.

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