Coronavirus : en Italie, malgré un bilan de plus en plus lourd, la lutte contre la contagion montre des signes encourageants

Des soignants rendent visite à des malades du coronavirus, le 27 mars 2020, à Bergame (Italie).
Des soignants rendent visite à des malades du coronavirus, le 27 mars 2020, à Bergame (Italie). (PIERO CRUCIATTI / AFP)

Selon le bilan annoncé lundi soir par les autorités italiennes, l'épidémie de Covid-19 a déjà fait plus de 11 500 morts dans le pays. Mais la hausse des nouveaux cas positifs recensés n'a jamais été aussi faible, avec une augmentation de +4%.

L'Italie reste à ce jour le pays au monde le plus endeuillé par la pandémie de coronavirus. Les autorités sanitaires ont encore annoncé, lundi 30 mars, un lourd bilan quotidien de 812 morts lors des dernières 24 heures. Ce qui porte à plus de 11 500 le nombre total de décès dans le pays. 

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Mais il y a des signes encourageants, estiment les autorités italiennes. La hausse des nouveaux cas positifs recensés n'a par exemple jamais été aussi faible, avec une augmentation de 4% seulement. C'est moitié moins qu'il y a quatre jours (8,3%) et quatre fois moins qu'il y a quinze jours.

Surtout, pour la première fois depuis le début de la pandémie en Italie, le nombre de personnes actuellement positives en Lombardie, la région la plus touchée, a baissé (25 006, contre 25 392 dimanche), même si cette diminution devra être répétée pour dessiner une tendance solide.

Par ailleurs, jamais le nombre de personnes considérées comme guéries dans l'ensemble du pays (1 590) n'a été aussi fort dans un bilan quotidien. "Nous pouvons espérer atteindre le pic dans sept ou dix jours, puis, raisonnablement, une décrue de la contagion", a déclaré lundi matin le vice-ministre de la Santé, Pierpaolo Sileri. 

Le confinement prolongé jusqu'à Pâques

"Nous assistons à un aplatissement de la courbe, il n'y a pas encore de signes de descente mais c'est mieux. Les mesures importantes prises montrent leurs effets", s'est félicité de son côté Silvio Brusaferro, patron de l'Institut supérieur de la santé. Mais il a appelé à poursuivre les efforts pour confirmer cette tendance. "Il faut respecter les mesures du gouvernement et faire très attention à l'isolement des positifs ou de leurs proches", a-t-il insisté.

Justement, ce n'est pas encore demain que les 60 millions d'Italiens retrouveront la liberté de circuler normalement. Le gouvernement a annoncé, lundi soir, que le confinement mis en place il y a près de trois semaines était prolongé "au moins jusqu'à Pâques", c'est-à-dire jusqu'au 13 avril. 

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