Coronavirus en Italie : "Même les messes dans les églises ont été annulées", raconte un Français sur place

Un ambulancier italien porte un masque à Codogno, au sud-est de Milan, le 22 février 2020. 
Un ambulancier italien porte un masque à Codogno, au sud-est de Milan, le 22 février 2020.  (MIGUEL MEDINA / AFP)

Alors que le coronavirus a fait deux morts en Italie, le pays a pris des mesures drastiques afin d'endiguer la contamination. 

Dans plusieurs villes du nord de l'Italie, 50 000 habitants ont été priés de rester chez eux autant que possible samedi 22 février. L'objectif des autorités est de limiter les nouvelles contaminations au coronavirus Covid-19, qui a déjà fait deux morts dans le pays. Des écoles ont été fermées et des événements publics annulés en Lombardie, notamment à Crémone. C'est là que vit depuis 40 ans Philippe Devanneaux, un Français, luthier de profession.

Les masques sont désormais difficilement trouvable en pharmacie.Philippe Devanneauxà franceinfo

"La nouvelle du virus est arrivée hier, raconte Philippe Devanneaux à franceinfo. À Crémone, il n'y a pas trop de panique. Mais la situation est en train d'évoluer". En effet, le marché de cette ville de plus de 70 000 habitants a été fermé par les autorités. Certains magasins ont également baissé leurs rideaux. Dans les rues, "beaucoup de personnes portent des masques, raconte le Français, les gens ont pris leur précaution".

En cette période de l'année, habituellement, Crémone est en fête. Mais ce n'est pas le cas en ce moment. "Normalement il y a le carnaval et les écoles auraient dû être ouvertes pour l'occasion, mais elles sont fermées et il est fort probable qu'elles le restent la semaine prochaine", raconte le maître luthier.

Inquiétudes à Codogno

Pour autant, Philippe Devanneaux tient à préciser qu'il n'y a pas de "vent de panique" à Crémone. Toutefois, la situation n'est pas la même si l'on s'éloigne quelque peu de la principale ville de la province. Ainsi, à 30 minutes de Crémone, à Codogno, au sud-est de Milan, "là-bas les gens restent chez eux volontairement". Un premier foyer autochtone a été identifié dans cette commune.

"À Codogno et dans d'autres villages particulièrement concernés il n'y a que les commerces absolument indispensables qui restent ouverts" relate Philippe Devanneaux avant de conclure : "Les fêtes, les concerts, même les messes dans les églises ont été annulées pour éviter la propagation du virus".

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