VIDEO. Coronavirus : des brigades anti-contagion pour repérer les cas suspects

France 2

À partir du 11 mai, il ne suffira pas de tester les cas suspects. Il faudra les isoler, soit chez eux, soit dans des hôtels pour éviter que de nouveaux foyers ne se forment. Pour cela, les autorités sanitaires vont déployer des brigades.

Avec le déconfinement, comment éviter une nouvelle flambée des contaminations ? La priorité, a expliqué Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale, mardi 28 avril, tient en trois axes : identifier, tester et isoler tous les cas suspects, même ceux qui n'ont pas besoin d'être hospitalisés. Pour cela, les autorités sanitaires vont déployer des brigades, chargées d'enquêter sur les personnes en contact avec les malades. "Il faut que le système soit très réactif, très rapide. Et c'est cette rapidité qui va être un gage de succès du dispositif dans son ensemble", explique Pascal Crépey, épidémiologiste.

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30 000 personnes pourraient être nécessaires

Pour chaque personne contaminée, il faudra tester 20 à 25 personnes : les proches et les contacts. Et pour remonter les pistes, c'est une enquête policière qu'il faudra mener avec des dizaines de coups de téléphone et des équipes dédiées. C'est ce qui avait été mis en place au début de l'épidémie.

Reste la question des moyens humains qui seront dévolus au contact tracing. "S'il n'y a pas cette force humaine (...), on va se planter", avait estimé le président du Conseil scientifique qui conseille les autorités, Jean-François Delfraissy, le 15 avril lors d'une audition parlementaire. Selon lui, 30 000 personnes pourraient être nécessaires.

Les "médecins généralistes et infirmiers libéraux" formeront "la première ligne" qui recensera les contacts d'un malade au sein de sa cellule familiale, a indiqué Edouard Philippe. Le gouvernement prévoit d'organiser des brigades dans chaque département.

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