Coronavirus : "Bien sûr" qu'il faut nationaliser Air France ou d'autres grands groupes "à condition que ce soit temporaire", déclare Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat sur franceinfo, le 28 novembre 2016.
Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat sur franceinfo, le 28 novembre 2016. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIOFRANCE)

Les Américains l'avaient fait avec succès en 2009 avec General Motors, cite en exemple le président du groupe Les Républicains lundi sur franceinfo.

Plongée en pleine épidémie de coronavirus, la France s'inquiète de la récession à venir. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a annoncé le 9 avril qu'il doublait le plan d'urgence de soutien à l'économie dont le montant s'élève désormais à 100 milliards d'euros. Et pour aider certaines entreprises, il faudra peut-être en passer par la nationalisation. "Il faut ne pas avoir de tabou en la matière", avait déclaré lundi 23 mars sur franceinfo Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef.

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"Bien sûr", qu'il faut nationaliser certains grands groupes, comme Air France ou Renault, s'ils sont menacés de faillite par cette crise sanitaire et économique, déclare le président du groupe Les Républicains au Sénat Bruno Retailleau lundi 13 avril sur franceinfo. Mais il ajoute que cela doit se faire uniquement "à condition que ce soit vraiment temporaire, provisoire, pour permettre à l'entreprise ensuite de se relever".

L'élu Les Républicains, qui a d'ailleurs voté contre la privatisation des Aéroports de Paris, rappelle qu'en 2009 "les Américains avaient nationalisé temporairement, provisoirement, General Motors. C'était incroyable. Jamais on n'aurait pu concevoir une chose pareille dans le pays du libéralisme", et que le résultat avait été positif.

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