Coronavirus : le confinement a fait baisser de près de 40% le nombre de morts sur les routes en mars

Des gendarmes contrôlent les papiers d\'un automobiliste, le 10 avril 2020, sur une route de Saverne (Bas-Rhin).
Des gendarmes contrôlent les papiers d'un automobiliste, le 10 avril 2020, sur une route de Saverne (Bas-Rhin). (DAVID BETZINGER / HANS LUCAS)

Selon la Sécurité routière, 154 personnes sont mortes sur les routes de France métropolitaines le mois dernier.

C'est une autre conséquence de l'épidémie de coronavirus et des mesures de confinement mises en place pour lutter contre. Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a baissé de 39,6% en mars 2020 par rapport au même mois l'année dernière, selon les données que la sécurité routière a rendu publiques samedi 11 avril. Soit 154 décès. En Outre-mer, cette tendance se confirme avec 16 tués sur les routes, soit 7 de moins qu'en mars 2019. "La baisse de la mortalité routière enregistrée en mars 2020 s'inscrit dans le contexte de la mise en place du confinement à partir du 17 mars 2020 qui a bien évidemment fortement réduit l'ensemble des déplacements", note le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

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Le nombre d'accidents corporels est également en nette baisse sur cette période (- 43,2%). Soit 2 443 contre 4 298 en mars 2019. En baisse également, le nombre de personnes blessées : 2 965 en mars 2020 contre 5 326 en mars 2019 (soit une diminution de 44,3%). Ces chiffres exceptionnellement bas profitent en particulier aux piétons et aux cyclistes, bien moins présents sur la voie publique. En revanche, "le nombre de morts dans la catégorie des conducteurs professionnels de véhicules utilitaires ou poids lourd ne baisse pas", indique le ministère.

Des excès de vitesse en nette hausse

Autre phénomène lié au confinement, les grands excès de vitesse (supérieurs à 50 km/h au-delà de la vitesse autorisée) sont en nette hausse sur les routes de France depuis la mise en place du confinement. Entre le 30 mars et le 5 avril, les radars ont enregistré une augmentation de 12% de ce type d'infractions, par rapport à la dernière semaine avant le confinement (du 9 au 15 mars). Ces comportements dangereux "sont susceptibles d'accroître le nombre de blessés conduits dans les services d'urgence hospitaliers dans le contexte d'une extrême mobilisation des personnels de santé pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire actuelle", alerte la Sécurité routière.

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