Coronavirus : Amazon menace de suspendre l'activité de ses centres en France

Un entrepôt Amazon à Bretigny-sur-Orge (Essonne), le 28 novembre 2011.
Un entrepôt Amazon à Bretigny-sur-Orge (Essonne), le 28 novembre 2011. (THOMAS SAMSON / AFP)

L'entreprise compte faire appel d'une décision de justice qui l'oblige à limiter ses envois aux produits essentiels et à évaluer les risques pour ses salariés.

Le géant mondial du e-commerce réplique. Amazon annonce qu'il pourrait être contraint "de suspendre l'activité" de ses centres de distribution et de "restreindre" son service en France, après une décision du tribunal judiciaire de Nanterre, prévient-il, mercredi 15 avril. L'entreprise compte faire appel de cette décision qui l'oblige à limiter ses envois aux produits essentiels et à évaluer les risques pour ses salariés face à la pandémie de coronavirus.

"Sans la possibilité d'exploiter nos centres de distribution en France, nous serions contraints de restreindre un service qui est devenu essentiel pour les millions de personnes à travers le pays qui souhaitent avoir accès aux produits dont elles ont besoin chez elles pendant cette crise", se défend le groupe dans un communiqué.

Amazon se dit notamment "perplexe" sur cette décision de justice, "compte tenu des preuves concrètes qui ont été apportées sur les mesures de sécurité mises en place pour protéger nos employés", rappelant notamment avoir mis en place des contrôles de température et distribuer des masques. Amazon propose également de demander une convention de chômage partiel pour ses salariés à l'administration, et précise assurer leur rémunération à 100%. Selon un document interne consulté par Reuters, l'entreprise prévoit d'interrompre son activité dans ses entrepôts français au moins jusqu'au 20 avril, le temps de procéder à une évaluation des risques professionnels exigée par la justice française.

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