Coronavirus à bord du porte-avions "Charles-de-Gaulle" : la ministre des Armées dénonce un "excès de confiance" du commandement du navire

Le porte-avions \"Charles-de-Gaulle\" arrive au port de Toulon (Var), le 12 avril 2020.
Le porte-avions "Charles-de-Gaulle" arrive au port de Toulon (Var), le 12 avril 2020. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

La ministre a par ailleurs annoncé que tous les marins du groupe aéronaval étaient guéris, à l’exception d’un malade toujours hospitalisé après être sorti de réanimation.

Comment le Sars-CoV-2 a-t-il pu s'introduire à bord du Charles-de-Gaulle et contaminer les deux tiers de l'équipage ? Florence Parly était invitée lundi 11 mai à s'exprimer sur le sujet devant la commission de la Défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale. Tout en écartant une "faute", la ministre des Armées y a dénoncé un "excès de confiance" de la part du commandement du navire.

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"Au regard des informations dont nous disposons aujourd’hui, il y a eu des erreurs sur les mesures à prendre pour lutter contre le coronavirus", a dit la ministre lors de son audition. "Les enquêtes soulignent que le commandement et son conseil médical ont eu une confiance excessive dans la capacité du groupe aéronaval et du porte-avions à faire face au coronavirus. Les enquêtes n’ont cependant pas signalé de faute concernant le commandement du Charles-de-Gaulle", a poursuivi Florence Parly.

Les premiers cas apparus avant l'escale à Brest

La ministre a par ailleurs annoncé que tous les marins du groupe aéronaval étaient guéris, à l’exception d’un malade toujours hospitalisé après être sorti de réanimation. Aucun mort n'est à déplorer.

Les premiers cas de contamination au coronavirus sont par ailleurs apparus à bord à l’occasion de rotations en mer entre les escales à Chypre et à Brest, a précisé Florence Parly.

Le Charles-de-Gaulle a fait escale dans le port chypriote de Limassol les 20 et 21 février. Il s'est ensuite arrêté à Brest entre le 13 et le 16 mars, soit juste avant le confinement obligatoire instauré le 17 mars dernier en France. Les familles n'avaient pas pu monter à bord, mais les marins avaient pu rencontrer leurs proches à l'occasion de cette escale. Par ailleurs, une relève d'une cinquantaine de marins est alors montée à bord. 

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