Coronavirus 2019-nCoV : l'un des médecins chinois qui avaient lancé l'alerte est mort de l'épidémie, rapporte l'hôpital

Le médecin Li Wenliang sur son lit d\'hôpital à Whuan (Chine), en janvier 2020.
Le médecin Li Wenliang sur son lit d'hôpital à Whuan (Chine), en janvier 2020. (EPN/NEWSCOM/SIPA / NEWSCOM)

Li Wenliang avait été arrêté à Wuhan le 1er janvier pour avoir tenté d'alerter la communauté médicale sur le nouveau coronavirus.

Il était l'un des premiers à avoir tenté d'alerter ses confrères sur la dangerosité du coronavirus 2019-nCoV. Le médecin chinois, Li Wenliang, est mort de l'épidémie. Annonce faite par l'hôpital central de Wuhan dans un communiqué diffusé sur le réseau social Weibo, jeudi 6 février.

Ces dernières heures, un flou a longtemps régné autour de l'état de santé de l'ophtalmologue de 34 ans. L'hôpital central de Wuhan, où il avait été admis en soins mi-janvier, avait d'ailleurs démenti son décès quelques temps avant, malgré plusieurs fuites dans la presse. Le communiqué de l'établissement précisait sur le moment que Li Wenliang était "actuellement dans un état critique" et que le personnel faisait "de [son] mieux pour le réanimer". 

Accusé d'avoir "répandu des rumeurs"

Li Wenliang avait été arrêté en compagnie de sept autres médecins chinois le 1er janvier à Wuhan, épicentre de l'épidémie du nouveau coronavirus, pour avoir tenté d'alerter ses confrères sur les dangers de l'épidémie. Il avait alors été questionné durant plusieurs heures par la police, et avait dû signer une lettre indiquant qu'il s'était rendu coupable d'avoir fait "circuler de fausses rumeurs en lignes", rappelle CNN (lien en anglais). Il avait depuis été réhabilité.

C’est dans un groupe d'anciens étudiants de l'école de médecine de l'application WeChat, que Li Wenliang témoignera de l’épidémie la première fois. Dès le 30 décembre, il raconte que dans l'hôpital où il exerce, à Wuhan, des patients ont été mis en quarantaine. Ses messages sont massivement partagés sur les réseaux sociaux. Le trentenaire est alors interpellé et visé par une enquête pour avoir "répandu des rumeurs" et "perturbé gravement l’ordre social". 

"Quand j'ai vu les images circuler en ligne, j'ai compris que ça devenait hors de contrôle et que j'allais être puni", avait-il expliqué à CNN. Une semaine après son interpellation, la Chine identifiait le virus. Le 30 janvier, l'Organisation mondiale de la santé élève le coronavirus au rang d'urgence de santé publique de portée internationale.

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