Coronavirus : 119 400 destructions d'emploi au deuxième trimestre, rebond de l'intérim

Un restaurant fermé, le 31 mai 2020 à Paris.
Un restaurant fermé, le 31 mai 2020 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Au premier trimestre, près de 500 000 emplois avaient été détruits par le confinement. Cette légère amélioration s'explique par le rebond de l'intérim. 

Les chiffres sont tombés. Le deuxième trimestre a vu la destruction de 119 400 emplois dans le secteur privé par rapport au premier, où 497 500 emplois avaient été détruits sous l'effet du confinement et de la pandémie de coronavirus. Ce léger mieux est lié à un rebond de l'intérim, avec 108 500 emplois créés dans ce secteur, selon une estimation de l'Insee publiée vendredi 7 août.

Dans les services marchands, qui sont la locomotive de l'emploi en France, l'emploi salarié a baissé de 0,6% au deuxième trimestre, après -2,8% au premier, soit -3,4% sur le semestre. C'est la plus forte baisse sur un semestre enregistrée depuis le début de cette série de l'Insee, réalisée à partir de 1970. L'Institut souligne qu'au cœur de la crise de 2008-2009, entre septembre 2008 et mars 2009, les services marchands (industrie, construction, tertiaire marchand) avaient reculé de 1,7%.

L'emploi salarié continue de se replier

Après une chute "inédite" au premier trimestre (-40,4%), l'intérim a rebondi : +23,1%, soit 108 500 créations d'emplois. L'intérim a commencé à se redresser dès le mois de mai, avant d'augmenter "nettement" en juin. "Mi-2020, il reste toutefois inférieur de 27,1% (soit -214 800 emplois) à son niveau un an auparavant", indique l'Insee. Hors intérim, l'emploi salarié a continué de se replier, baissant de 1,2% (-227 900 emplois).

Dans la construction, l'emploi salarié privé (hors intérim) augmente de 0,3%, après une baisse de 0,4% au premier. L'emploi industriel, également hors intérim, baisse de nouveau, de 0,8% (- 24 300 emplois) par rapport au trimestre précédent, de -1,1% sur un an.

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