Le Parlement adopte définitivement le projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 11 juillet

Des policiers et des passants, à l\'occasion d\'une manifestation non autorisée à Lyon, le 16 mai 2020.
Des policiers et des passants, à l'occasion d'une manifestation non autorisée à Lyon, le 16 mai 2020. (MAXPPP)

L'Assemblée s'est prononcée une dernière fois par 50 voix contre 12 et une abstention avec l'appui de LREM, du MoDem et d'Agir, mais sans les suffrages des autres groupes de droite comme de gauche.

Le Parlement a définitivement adopté, jeudi 2 juillet, le projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire à partir du 11 juillet, avec de possibles restrictions jusqu'à l'automne. L'Assemblée nationale s'est prononcée une dernière fois par 50 voix pour, 12 contre et une abstention avec l'appui de LREM, du MoDem et d'Agir, mais sans les suffrages des autres groupes de droite comme de gauche. Le Sénat, dominé par l'opposition de droite, l'avait auparavant examiné une dernière fois dans la matinée, le rejetant d'emblée.

Entré en vigueur le 24 mars face à l'épidémie de Covid-19, l'état d'urgence sanitaire, qui permet de restreindre certaines libertés publiques, avait été prolongé en mai jusqu'au 10 juillet. Le gouvernement entend y mettre fin, sauf pour la Guyane et Mayotte où il sera prolongé "jusqu'au 30 octobre inclus", car le virus y circule encore activement, et même très activement en Guyane, où un pic est attendu "mi-juillet-fin juillet".

"Une ligne de crête"

Pour le reste du pays, le texte permet, pendant la même période, des restrictions sur la circulation des personnes, l'accueil du public dans certains établissements ou les rassemblements. Défendant "une ligne de crête", "seule alternative" entre une "sortie sèche" de l'état d'urgence et une prorogation, le gouvernement a martelé le besoin de "vigilance" face au risque d'une "deuxième vague meurtrière" du virus.

Pour le ministre de la Santé, Olivier Véran, l'essentiel de l'état d'urgence sanitaire "disparaît", mais "ne pas conserver certaines mesures, ce serait faire comme si les risques de redémarrage [de l'épidémie] n'existaient pas". S'il fallait décider un nouveau confinement, comme celui mis en place à partir du 17 mars, le gouvernement devrait de fait de nouveau décréter un état d'urgence sanitaire.

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