En Haute-Vienne, le désespoir des forains privés de toute activité

Le deuxième confinement est vécu comme une catastrophe économique par les forains. L’espoir d’une reprise d’activité en décembre semble bien mince. En Haute-Vienne, nous avons rencontré des professionnels dépités.

Dans le Limousin, près de 70 familles de forains attendent de retravailler. À Limoges, Florence et Marc Méry avait un manège pour enfants depuis plus de trente ans. Il y a un mois, ils ont dû le démonter. "On a des aides de l’Etat mais l’Urssaf, tout ça, s’accumule. Il faut payer", s’insurge Florence.

À Saint-Priest-Taurion, le camion confiserie de Laurent Cholet est lui aussi à l'arrêt. Cette activité familiale, transmise de père en fils depuis 1865, a cependant pu limiter la casse pendant la crise sanitaire. "Les municipalités m’ont permis de m’installer sur les places publiques pour ouvrir comme un magasin. Ce que mes collègues ne peuvent pas faire avec des manèges et des pêches aux canards", raconte-t-il.

"On n’a pas été reçus par l’État"

Dans son allocution du 24 novembre dernier, Emmanuel Macron n’a pas évoqué la situation des forains. Aujourd’hui, ces professionnels espèrent une reprise de leur activité en décembre, sans trop y croire. "On n’a pas été reçus par l’État, contrairement aux commerçants et aux stations de ski, pour savoir quand on allait pouvoir retravailler", regrette amèrement Jefferson Bouillon, responsable de la Fédération des forains de France.

Chaque mi-décembre, Limoges accueille sa traditionnelle fête foraine. Les forains ont proposé un protocole sanitaire strict, sans grand espoir.

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