Coronavirus : vers un reconfinement inévitable ?

France 2

Samedi 24 octobre, le terme de "reconfinement" est de moins en moins tabou chez les responsables politiques et les scientifiques. Serait-ce une question de jours ? Quelle forme pourrait-il prendre ?

Les files d'attente sont interminables devant le palais des sports de Lyon (Rhône-Alpes), transformé en centre de dépistage. De plus en plus de cas contacts et de personnes symptomatiques se font tester. Ces comportements inquiètent certains médecins libéraux qui demandent un durcissement des mesures, comme un couvre-feu dès 19 heures et un confinement tout le week-end. "C'est peut-être pénible pour les gens, mais c'est la dernière mesure qui permette de sauver l'économie et donc nos emplois et de sauver des vies", explique le professeur Pierre-Jean Termanian, président de l'Union des professionnels de santé.

Ne confiner qu'une partie de la population ?

Le docteur Martin Blachier, épidémiologiste, propose un autre scénario encore tabou : confiner une seule partie de la population. "Les gens qui ont plus de 65 ans, qui ont une maladie sévère qui fait qu'ils ont un risque plus important de se retrouver à l'hôpital, ça pourrait être diagnostiqué par le médecin traitant qui pourrait dire si la personne est suffisamment vulnérable pour avoir besoin de se confiner pendant 2 à 3 semaines", estime-t-il. Le gouvernement attend la fin de la semaine du 26 octobre pour voir si le couvre-feu a eu un effet sur le taux de circulation du virus.

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