Coronavirus : "On ne coupera pas à l'obligation du port du masque", estime le président du conseil d'administration de l'Académie nationale de médecine

Jean-François Mattéi, invité de franceinfo le 2 mars 2020.
Jean-François Mattéi, invité de franceinfo le 2 mars 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Jean-François Mattéi estime que c'est "un devoir de responsabilité" de porter le masque dans l'espace public. Il indique aussi que "des signes font craindre" une seconde vague.

"On ne coupera pas à l'obligation du port du masque dans l'espace public", estime Jean-François Mattéi, président du conseil d'administration de l'Académie nationale de médecine et ancien ministre de la Santé (2002-2004), interrogé lundi 13 juillet sur franceinfo. "Dès lors que l'on n'est pas assuré de conserver la distanciation sociale d'un mètre, un mètre cinquante minimum, on doit porter un masque", tranche Jean-François Mattéi.

"Il n'y a pas une personne sur cinq qui porte un masque dans le supermarché", déplore-t-il, jugeant cela "stupide et dangereux". Jean-François Mattéi estime qu'"on ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen", mais rappelle que "porter un masque, c'est un devoir de responsabilité vis-à-vis des autres. C'est un devoir de solidarité".

"Les chiffres remontent"

"Il n'y a pas de deuxième vague, mais il y a des signes qui la font craindre", indique l'ancien ministre de la Santé. "La maîtrise de l'épidémie ne pourra se faire que si le masque est porté par tous dans le domaine public", a-t-il déclaré. Selon lui, "les chiffres remontent" et "il faut que plus de 80% des Français portent le masque pour que le taux de contamination, le fameux R0, descende au-dessous de 1. Et nous sommes passés au-dessus depuis quelques temps, depuis quelques jours".

Dans son bilan daté du 9 juillet 2020, Santé publique France estime en effet que le taux de reproduction du virus en France a atteint 1,05.

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