Coronavirus : les nouvelles restrictions inquiètent et divisent

À Paris, les bars devront la semaine prochaine fermer à 22 heures. Les salles de sport devront également cesser d'accueillir du public.

Réveil difficile ce matin dans les bars parisiens. Dès lundi 28 septembre, ils seront contraints de fermer leurs portes à 22 heures. Après des mois d'inactivité durant le confinement, c'est un nouveau coup dur. "On est déjà à moins de 50% de notre chiffre d'affaires. Fermer à 22 heures, c'est pas la peine. [Les clients] ne viendront plus, ils ne sortiront plus", craint Pascale Dulouart, gérante d'un bar. Comme à Paris, dix autres métropoles et trois départements de la petite couronne sont dès ce week-end en alerte renforcée : bars fermés à 22 heures, interdiction des rassemblements de plus de dix personnes dans les lieux publics, salles de sports fermées et jauge des rassemblements restreinte à 1 000 personnes.

L'inquiétude



À Montpellier (Hérault), Jonathan Lebrun, gérant d'une salle de sport, a perdu 50% de son chiffre d'affaires. Avec cette nouvelle fermeture, il craint pour son avenir. "C'est un véritable coup de massue", commente-t-il. Ses clients déplorent quant à eux de ne plus pouvoir se maintenir en forme, avec une longue période de confinement sans accès à leur salle. Du côté des élus, Benoît Payan, premier adjoint à la mairie de Marseille, regrette que sa ville ait été mise "en quasi confinement sans que personne n'ait été concerté". Quant à Anne Hidalgo, elle ne comprend pas comment la fermeture des bars peut cohabiter avec "un assouplissement du protocole sanitaire dans les écoles" et appelle à la "cohérence".

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