Coronavirus : le président des Entreprises du voyage "redoute la fermeture des frontières" avec l'Espagne

Un couple de cyclistes le long de la plage à Barcelone (Espagne), le 18 juillet 2020.
Un couple de cyclistes le long de la plage à Barcelone (Espagne), le 18 juillet 2020. (JOSEP LAGO / AFP)

Le nombre de touristes français en Espagne est déjà divisé par quatre à cause de la crise du coronavirus.

Les habitants de Barcelone, la deuxième ville du d'Espagne, sont appelés à rester chez eux en raison d'une reprise de l'épidémie de coronavirus. Une situation qui aura des répercussions sur le tourisme, et notamment celui venu de France, a estimé Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du voyage, dimanche 19 juillet sur franceinfo. Habituellement, près de "11 millions de Français vont en Espagne tous les ans, dont à peu près huit millions pendant l'été". A cause de la crise sanitaire, et avant le "reconfinement volontaire" de Barcelone, "on pouvait estimer à moins de deux millions les Français qui avaient l'intention de passer leurs vacances en Espagne".

Mais la hausse du nombre de cas de coronavirus et "les mesures très rigoureuses prises par les Espagnols, comme le port du masque obligatoire" vont "réduire la confirmation du nombre d'intentions" de réservation de voyage, a estimé Jean-Pierre Mas, qui a dit "redouter la fermeture des frontières" terriennes et aériennes de l'Espagne.

"On voit beaucoup de frilosité des clients"

Les touristes français seront également moins nombreux en Italie et en Grèce, d'après Jean-Pierre Mas. "En Italie, il y a 4,5 millions de touristes français dans l'année, dont près de trois millions l'été et là on va certainement arriver à moins de deux millions", a-t-il précisé. Si "deux millions de touristes français" se rendent chaque été en Grèce, cette année, "on n'atteindra pas un million de touristes", a jugé le président des Entreprises du Voyage.

Des estimations qui s'expliquent, selon lui, par "la non-ouverture des hôtels, la complexité des transports" et parce qu'il "n'y a pas les offres de vols qu'il y avait d'habitude". "On voit beaucoup de frilosité des clients, beaucoup de complexité pour les professionnels pour organiser les voyages à l'étranger et beaucoup d'irrégularités en matière de transports", a-t-il regretté. Jean-Pierre Mas a observé que "des compagnies aériennes ouvrent des vols vers la Grèce et la Crète et les annulent quelques jours après."

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