"Beaucoup de clients se sont décidés à la fin du mois" : dans les concessions automobiles, les clients se sont pressés avant la baisse de la prime à la conversion

La prime à la conversion post-confinement avait été plafonnée aux 200 000 premières demandes. Photo d\'illustration.
La prime à la conversion post-confinement avait été plafonnée aux 200 000 premières demandes. Photo d'illustration. (RICHARD MOUILLAUD / MAXPPP)

Exceptionnellement élargie pour permettre aux concessionnaires automobiles d'écouler leurs stocks après le confinement, la prime à la conversion est revue à la baisse lundi 3 août. Les clients ont été nombreux à profiter des derniers jours pour changer leur véhicule. 

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Elle avait été exceptionnellement renforcée en juin dernier pour soutenir le secteur automobile face à la crise du coronavirus. Le gouvernement revoit lundi 3 août à la baisse son dispositif de prime à la conversion pour tous les particuliers qui veulent remplacer leur vieux véhicule pour une voiture moins polluante. La prime avait été plafonnée aux 200 000 premières demandes, un objectif largement atteint. 

Une demande en hausse les derniers jours

Chez les concessionnaires automobiles, certains clients ont attendu le dernier moment pour profiter de l'aubaine. "Pour moi, ça représente 12 000 euros avec le bonus écologique plus la prime à la conversion", se félicite Mathias qui vient de s'acheter une voiture de la marque Kia alors que le véhicule coûte 47 000 euros. 

Avec une aide plus élevée qu'à la normale et des conditions de reprise élargies, il s'est décidé à passer à l'électrique. "D'abord pour des raisons écologiques parce que j’ai un véhicule diesel qui date de 2006", explique Mathias. "On essaye un petit peu de limiter notre empreinte carbone dans la famille donc avoir un véhicule électrique ça avait du sens. Sur les coûts mensuels, ne pas avoir à payer d’essence et le fait de ne pas avoir à payer le stationnement en ville c’était vraiment intéressant".  

Ça me permet d’avoir un véhicule neuf sans payer plus cher que ce que me coûtait mon ancien véhicule.Mathias à franceinfo

Mathias est loin d'être le seul à venir profiter de la prime dans les derniers instants. De l'autre côté du bureau, le conseiller commercial Geoffrey Birback dit avoir observé une augmentation des demandes ces derniers jours, après l'annonce de la fin du dispositif exceptionnel. "On a eu beaucoup de clients qui se sont décidés à la fin du mois sachant que ça allait s’arrêter. Mais on avait déjà beaucoup de retours début juin, suite au confinement où la prime avait été 'boostée'", précise-t-il.

La prime "était vraiment bien conçue"

Dans une autre concession de la même marque, le directeur commercial Franck Nicolle le reconnait, cette  prime a été une aubaine en sortie de crise pour le secteur automobile. "Elle a eu un vrai impact, elle était vraiment bien conçue, les choses étaient parfaitement claires dès le départ", estime-t-il, avant d'ajouter "au mois de juin on a vendu dix-huit véhicules concernés par la prime à la conversion, là où en 2019 on en avait vendu six au total sur les douze mois. Donc pour nous c’est tout bénéfice."

A partir du lundi 3 août, les véhicules classés Crit'Air 3 ou plus anciens peuvent toujours être repris, mais la prime est revue à la baisse : 2 500 à 5 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique ou hybride rechargeable et entre 1 500 et 3 000 euros pour un véhicule thermique.

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