Confinement : près de 1,4 million de personnes ont quitté un département où ils étaient de passage pour rejoindre leur département de résidence, selon l’Insee

Tableau d\'affichage des arrivées en gare de Périgueux (illustration).
Tableau d'affichage des arrivées en gare de Périgueux (illustration). (BÉATRICE DUGUÉ / RADIOFRANCE)

L’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) publie mercredi 8 avril une étude statistique sur la répartition de la population présente sur le territoire avant et après le confinement. 

Depuis sa mise en place le 17 mars à midi, le confinement a provoqué de nombreux mouvements de population en France métropolitaine, "qu’il est important de documenter", indique l’Insee dans un communiqué le 8 avril. "Il s’agit d’informations utiles à la décision publique, notamment pour dimensionner l’offre de soins et de services sur le territoire", poursuit l’Institut, qui considère les résultats de cette première étude "comme provisoires. Ces derniers seront amenés à être consolidés, puis actualisés à partir d’informations plus récentes, provenant de plusieurs opérateurs et de sources alternatives".

>> Les dernières informations sur la pandémie de coronavirus à suivre ici, dans notre direct.

L’Insee a donc constaté que "près de 1,4 million de résidents métropolitains ont quitté un département où ils étaient de passage pour rejoindre leur département de résidence. En faisant l’hypothèse d’un solde net de 180 000 à 370 000 résidents métropolitains revenus sur le territoire, ce sont au total 1,6 à 1,7 millions de personnes qui ont rejoint leur département de résidence".

Paris intramuros a perdu un quart de sa population

En tout, l’Insee comptabilise "un flux net de 620 000 à  810 000 personnes" qui ont quitté la métropole. "Il s'agit d'un solde entre des départs et des retours en métropole - résidents étrangers de passage en France qui rentrent chez eux a priori et réciproquement", décrit l’Insee.

L’Institut national de la statistique et des études économiques s’est également penchée sur le cas de la capitale : "Paris intramuros voit sa population présente en nuitée diminuer de 580 000 à 610 000 personnes, soit un quart de sa population présente en nuitée avant le début du confinement." Une situation qui s’explique par trois raisons : le départ des résidents d'autres départements français de passage dans la capitale ("près de 40% de la baisse") ; l’installation de Parisiens sur un autre territoire ("près de 33% de la baisse") ; et des étrangers de passage à Paris repartis chez eux  ("près de 28% de la baisse").

Enfin, l’Insee a constaté que "les départements de sports d'hiver se sont vidés avec la fermeture des stations et les départs des skieurs et des travailleurs saisonniers vers le reste du territoire et l'étranger".

Vous êtes à nouveau en ligne