Confinement lié au coronavirus : arrêtez les messages de délation, demande la mairie du XXe arrondissement de Paris

Un homme photographié sur son scooter électrique dans les rues de Paris désertées en raison du confinement, le 6 avril 2020.
Un homme photographié sur son scooter électrique dans les rues de Paris désertées en raison du confinement, le 6 avril 2020. (JOEL SAGET / AFP)

Les appels dénonçant les personnes supposées violer le confinement encombrent le 17 qui est réservé aux urgences, rappelle la mairie. Une cellule dédiée pour recueillir les témoignages existe, souligne-t-elle.

À Paris, Frédérique Calandra, la maire PS du XXe arrondissement, demande aux habitants d'arrêter d'envoyer des messages ou d'appeler pour dénoncer le non-respect du confinement, rapporte France Bleu Paris. Les appels encombrent le 17, réservé aux appels urgence.

>> Les dernières informations sur la pandémie de coronavirus dans notre direct.

Un courrier a même été envoyé aux habitants du XXe arrondissement : "Depuis le début du confinement, nous avons eu une avalanche de dénonciations, des appels, beaucoup de mails, de photos envoyées, de saisines adressées par Twitter… Cesser d’appeler la police via le 17 afin de ne pas l’encombrer. Ce canal doit rester disponible pour les appels urgents".

Prendre des photos des gens est illégal, rappelle la mairie

Pour les comportements jugés inadéquats avec le confinement, la mairie a mis en place, en collaboration avec la police, un numéro spécial qui permet de contacter une cellule d'écoute et de traitement des doléances. Un service de trois à quatre agents basés au commissariat du XXe arrondissement. "Cette cellule est en contact avec une centaine de citoyens qui font remonter les informations régulièrement", explique la mairie. 

Si certains témoignages sont justifiés "par exemple quand vous avez des dealers de drogue qui continuent à œuvrer en bas de chez vous et ne sont pas confinés, qui plus est en se bagarrant et en poussant des hurlements, c'est effectivement extrêmement désagréable à supporter, surtout quand vous êtes coincé chez vous, ou quand vous avez des vendeurs de cigarettes de contrebande", admet la mairie, d'autres le sont moins. La mairie parle même "d'appels fantaisistes". Elle fait notamment référence à "des habitants qui prennent des photos, depuis leur fenêtre, de parents avec enfants en bas âge sortis pour se dégourdir les jambes. Et ils les envoient à la police". La mairie rappelle que ce procédé est illégal. 

Vous êtes à nouveau en ligne