Confinement : le cauchemar des riverains de l’usine Lubrizol de Rouen

France 3

Maux de tête, nausées… À Rouen (Seine-Maritime), de nombreux riverains qui vivent près de l’usine Lubrizol, en partie détruite par un incendie spectaculaire en septembre dernier, souffrent. Les travaux génèrent des odeurs insupportables. Leur confinement vire au cauchemar.

S’il y a bien un endroit où le confinement est difficile à vivre, c’est dans la commune du Petit-Quevilly (Seine-Maritime), à quelques centaines de mètres du site Lubrizol. Pour beaucoup de familles, on peut parler d’enfermement total. Car en plus de ne pas pouvoir sortir de chez eux, beaucoup de riverains sont contraints de fermer leurs fenêtres en permanence à cause des odeurs d’hydrocarbures qui s’échappent encore du site, six mois après l’incendie. Résultat : beaucoup ne peuvent pas profiter de leurs jardins et balcons.

Un mois de travaux à tenir

Dans son appartement de 80 m², Kamel et sa famille vivent à six. À cause de nausées et de maux de gorge, il a même décidé de calfeutrer les ouvertures. Chez Lubrizol, on estime que les températures élevées et les faibles vents ont entraîné une stagnation des odeurs. L’entreprise affirme mettre tout en œuvre pour éliminer ces émanations. Il reste encore des voiries à nettoyer et un film absorbant à placer sur les fûts détruits. Des travaux qui devraient durer un mois. Le message se veut donc rassurant. Les riverains n’ont plus qu’à prendre leur mal en patience.

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