Confinement : la qualité de l'air s'est fortement améliorée en région parisienne

La chute du trafic automobile a permis d\'améliorer la qualité de l\'air en région parisienne, selon les données d\'Airparif.
La chute du trafic automobile a permis d'améliorer la qualité de l'air en région parisienne, selon les données d'Airparif. (PHILIPPE LABROSSE / HANS LUCAS / AFP)

L'organisme chargé de mesurer la qualité de l'air dans la région a relevé une baisse des émissions d'oxydes d'azote de plus de 60% liée en grande partie à la forte diminution du trafic routier et aérien.

C'est une conséquence positive de la crise du coronavirus. Les mesures de confinement pour lutter contre le Covid-19 ont permis une nette amélioration de la qualité de l'air dans l'agglomération parisienne dès la première semaine, selon un premier bilan d'Airparif publié mercredi 25 mars. Sur la semaine du 16 au 20 mars, comparé à d'autres mois de mars, Airparif a relevé "une amélioration de la qualité de l'air de l'ordre de 20 à 30% dans l'agglomération parisienne, consécutive à une baisse des émissions de plus de 60% pour les oxydes d'azote", selon un communiqué.

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"Malgré une augmentation du chauffage résidentiel, cette baisse est liée en grande partie à la forte diminution du trafic routier et aérien", avec la mise en place du confinement depuis le mardi 17 mars à midi. "Le long des axes de circulation, cet impact peut être encore plus important", relève l'association de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France. Les niveaux de mesure rejoignent ceux d'habitude enregistrés dans les parcs.

En 40 ans de mesure d'Airparif, cette situation n'est jamais arrivée de manière aussi importante et sur autant de stations.Airparifdans un communiqué

Cette amélioration est d'ailleurs visible à l'œil nu, comme l'a relevé cet internaute sur Twitter.

Pas d'amélioration nette sur les particules fines

Concernant les particules fines (PM10 et PM2,5), l'amélioration n'a pas été aussi visible car elles "sont issues de davantage de sources". "La diminution du trafic n'a pas compensé l'augmentation liée au chauffage résidentiel et au maintien des activités agricoles, conjugués à une météorologie printanière favorable à la formation de particules observée dans plusieurs régions avoisinantes", détaille Airparif. En revanche, "bonne nouvelle, cette baisse des polluants de l'air s'accompagne d'une baisse du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre" responsable du réchauffement climatique, précise Airparif.

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