Confinement, jour 52 : une surprise pour tatie Odile !

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Olivia Leray, confinée dans son appartement, nous fait vivre au jour le jour sa vie quotidienne. Jeudi, elle donne des nouvelles de tatie Odile.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, tatie Odile c’est la sœur de ma mamie Jeannette. Je vous ai parlé de tatie Odile il y a deux semaines, je vous racontais sa vie de confinée, à 99 ans, dans un Ehpad de Lannion, dans les Côtes-d’Armor. Confinée dans sa chambre. Virus a tous les étages, alors pas le droit de sortir.
 
Depuis on a appris que tatie Odile aussi était diagnostiquée Covid-19. Pas de fièvre. Que de la fatigue et un gros mal de gorge. Tatie Odile est si pudique que normalement elle ne nous aurait jamais dit tout ça mais là, elle dit tout. Elle est fatiguée. Et elle en a marre. Mais le 1er mai, grâce au journal Le Télégramme, elle en a eu un peu moins marre. Vous vous souvenez que tatie Odile adore ce journal, qu’elle le lit tous les jours. Vous vous souvenez qu’elle s’inquiétait parce qu’il n'y aurait pas de Télégramme le 1er mai. Et bien, il n'y a pas eu de Télégramme mais il y a eu une surprise du Télégramme

La rédaction du Télégramme de Lannion a entendu l’histoire de tatie Odile et lui a fait livrer un numéro de Bretagne Magazine. L’animatrice de l’Ehpad a gentiment filmé la scène et tatie Odile, si pudique normalement, se retrouve avec son accord sur le site du Télégramme, le journal qu’elle lit depuis toujours. Et elle est jolie ma tatie Odile. Elle garde la tête froide, le point d’honneur, c’est qu’on ne sache pas son nom de famille, elle y tient. 
 
Et quand je lui parle de sa sœur, au téléphone, vous allez reconnaître les mêmes traits de caractères. "Si les plages restent fermées, Mamie va être triste car elle veut aller pêcher la crevette, ça lui manque. Elle dit : 'le confinement, moi je m'en fiche mais on me prive des grandes marées, alors ça, je suis vraiment pas contente'." Tatie Odile approuve au téléphone.
  
Merci, vraiment, à l’animatrice de l’Ehpad d’avoir joué les reporters confinés pour Le Télégramme. Merci au journal, à Anne-Cécile Juillet, Dominique Morvan, à Olivier, entre autres, à toute cette équipe. Si vous n’achetez pas le journal près de chez vous, pensez à cette histoire, pensez que la presse quotidienne régionale est précieuse, indispensable, rigoureuse, humaine, vitale, pensez tatie Odile.
 
Et puis le 2 septembre, le rendez-vous est le même, c’est un peu plus proche et on sera un peu plus nombreux. Le 2 septembre à Lannion, on fêtera tous ensemble les 100 ans de tatie Odile.

Vous êtes à nouveau en ligne