Confinement : dans le Finistère, le dispositif anti-violences conjugales permet à une femme de 37 ans d’échapper à son conjoint violent

Pendant le confinement, un dispositif spécifique permet aux femmes victimes de violences conjugales de donner l\'alerte en pharmacie.
Pendant le confinement, un dispositif spécifique permet aux femmes victimes de violences conjugales de donner l'alerte en pharmacie. (JOEL SAGET / AFP)

Frappée et insultée devant ses enfants, elle a donné l'alerte à sa pharmacienne qui a rapidement prévenu la gendarmerie.

Une femme de 37 ans a pu alerter sur les violences conjugales qu’elle subissait en se confiant à une pharmacienne, mardi 7 avril à Morlaix (Finistère), lors de l’une de ses rares sorties du domicile, a appris franceinfo auprès de la gendarmerie nationale vendredi 10 avril. Son conjoint, âgé de 34 ans, a été placé sous contrôle judiciaire à l’issue de sa garde à vue, jeudi 9 avril, dans la soirée. Il fait l’objet d’une mesure d’éloignement du domicile conjugal et sera jugé pour violences le 2 septembre prochain.

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Cette femme a utilisé un dispositif qui a été déployé dans toute la France, alors que les violences conjugales connaissent, depuis le début du confinement lié à l'épidémie de coronavirus, une forte hausse (+30%) : permettre aux personnes confinées avec des conjoints violents, de donner l’alerte discrètement au comptoir de la pharmacie. Ce dispositif a parfaitement fonctionné pour cette femme de Morlaix.

Mardi 7 avril, elle explique à la pharmacienne que son conjoint l’a une nouvelle fois insultée et frappée devant ses deux enfants. "Cette patiente signale à sa pharmacienne qu’elle aurait une fracture due à des coups reçus la semaine passée", explique à franceinfo le colonel Nicolas Duvinage, qui dirige le groupement de gendarmerie du Finistère.

Le conjoint a dû quitter le domicile

La pharmacienne prévient immédiatement les gendarmes, en appelant le 17. Et tout va ensuite très vite. "Le centre d’appels prend en compte immédiatement ce signalement, envoie une patrouille au domicile, où se trouve le couple. Le mari reconnaît l’intégralité des violences", précise le colonel Nicolas Duvinage.

Placé en garde à vue, l’homme est désormais soumis à un contrôle judiciaire, avec obligation de soins. Le trentenaire doit également quitter le domicile familial, en attendant d’être jugé, le 2 septembre prochain.

Lutte contre les violences conjugales : écoutez le reportage de David Di Giacomo
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